23/12/2017

L'Islam et la lutte anti-terroriste

Louange à Allah, Celui qui guide vers la vraie foi, puis que les éloges d'Allah et la paix soit sur celui qui a dit: "Il ne sera pas fait miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde", Mohammed le Messager du Tout Miséricordieux vers l'ensemble des humains. 

Pour prévenir d'un mal, il faut savoir le définir correctement. Tout d'abord, soyons donc d'accord sur ce qu'est que le terrorisme.
"Le terrorisme (al irhab) est l'agression perpétrée par des personnes, des groupes ou des Etats injustement contre l'humain, dans sa religion, son sang, sa raison, son argent, sa personne. Ceci englobe les types d'intimidation, de persécution, de menace et de meurtre sans droit, tout comme ce qui a un lien avec la mafia et le banditisme.
Ceci, ainsi que tout acte de violence ou menace entrant dans l'exécution d'un projet criminel individuel ou collectif ayant pour but de semer la peur contre les gens, ou de le terroriser en les persécutant ou de mettre en danger leur vie ou leur sécurité (...).
Tout ceci sont des illustrations de la corruption qu'Allah - glorifié et élevé qu'Il est - a interdit aux musulmans, Il - élevé soit-Il - a dit (selon le sens): { Et ne cherche pas à corrompre sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs. } [Al Qassass (28), 77]." Fin de citation.
Telle est la définition légiférée établie à La Mecque lors du 16 ieme séminaire de la "Ligue islamique mondiale" entre le 21 et 28 du mois de Chawal 1422 (soit du 5 au 12 Janvier 2002). 
  منقول من كتاب "الإرهاب الأسباب والعلاج" للشيخ محمد بازمول إلا أنه يوجد
خطأ في التأريخ ص13

Le terrorisme est une attaque injuste contre un ou des individus méritant la sécurité.
Cela se caractérise par une aliénation des idées et une vision obscure des relations entre les gens. Par exemple l'idée que la "modernité" est un mal ou le fait de qualifier de "moderne" tout ce qui n'a pas de lien avec l'Islam.


La première cause du terrorisme a un lien direct avec la personnalité du terroriste, son état psychologique et l'évolution de ses idées. Au lieu de balayer bêtement le rôle de la psychiatrie, il faudrait mieux donner à chacun les clés pour remédier au terrorisme. C'est en fait un travail multidimensionnel et altruiste dans lequel l'égoïsme et l'égotisme n'a pas de place.
Le terroriste est un corrupteur sans repères religieux fiables. En lui bouillonne la solitude. En lui se bouscule les considérations circonstancielles, les changements et les revirements de situations en lien avec le fil des événements dans notre monde.
L'ignorance de l'Islam chez les terroristes se revendiquant de l'Islam, ou voulant œuvrer pour l'Islam, est souvent si profonde que cela dépasse toute imagination. Ils ne distinguent pas entre un appel au Paradis et un appel au sectarisme auto-destructeur menant en Enfer. Pourtant l'apprentissage de l'Islam pour l'agrément d'Allah guide vers l'ouverture d'esprit, le bien être et la stabilité des idées. Ceci, sans oublier que c'est surtout et avant tout le chemin vers le Paradis.

Le terrorisme est extra jihad. Il n'est pas l'intimidation de l'ennemi trouvable dans le Livre d'Allah, mais il est une inimité et une oppression incompatible avec le jihad dans le sentier d'Allah. Il est une transgression des commandements d'Allah dans le sentier de l'ignorance, l'imprudence, l'impatience, et le sentier des troubles.
Le terrorisme ne sort jamais de l'injustice et il est sujet aux multiples contradictions. Ceci, tandis que le jihad fait partie de l'Islam, une religion qui interdit toute injustice. 
A l'opposé du terrorisme, le jihad par les armes a ses causes, ses conditions, ses règles et ses limites. Ayant une maladie en eux, certains jouent avec les mots pour consolider les amalgames. Ils voudraient détruire la distinction entre le terrorisme et le jihad. Ceci est clairement un déni de réalité et une posture hypocrite partant d'une mauvaise intention. En effet, car en Islam la condamnation du crime et de la corruption n'est jamais une simple nuance relative, adaptable ou modifiable en fonction des passions et des situations.
Ce sujet est au coeur de la société. Le malheureux perdant est cet insouciant qui laisse s'infiltrer dans son coeur des croyances autres que la réalité. Ceci se nomme le mensonge. C'est une perversité qui mène en Enfer. Le voleur ne pourrait voler que ton argent, mais le menteur peut voler ta raison, ta saine nature et ta foi en Allah.
La crainte d'Allah et la sincérité envers Lui demeurent la grande dissuasion empêchant de basculer dans le mal.
Tout comme nous ne pouvons pas mettre en danger des âmes sacrées, la prévention du terrorisme ne peut pas être le monopole des charlatans rancuniers. Nous ne pouvions pas éteindre le feu des troubles en y jetant dessus des combustibles. Résilier avec le terrorisme dit jihadisme commence par stopper l'attraction de l'idéologie kharijite. Hélas, beaucoup de gens sont comme un malade ignorant de la médecine voulant se soigner par lui même alors que près de lui se trouve un excellent médecin. Le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam) est le médecin des coeurs, et le coeur d'un humain ne peut se réformer que par la connaissance de son message avec la Foi en lui...

L'imam Ibn Taymiya a dit: "Le combat (al qital) est pour celui qui nous combat si nous voulons exposer la religion d'Allah, ceci, car Allah a autorisé de tuer des âmes en cas de besoin pour le bien des gens. Il a dit (selon le sens): {La mécréance (ou l'idolâtrie; la fitnah) est plus grave que le meurtre} [Sourate Al Baqarah, 191], cela signifie que même si il y a un mal et une corruption dans le fait de tuer, il y a dans la fitnah des kouffar du mal et de la corruption étant pire que cela. Celui donc qui n'empêche pas les musulmans d'établir leur religion d'Allah, sa mécréance ne nuit que à lui même." Majmou' al fatawa 28/354.
Noyés dans leur entêtement si étrange que satanique, les khawarij contemporains se comportent comme si il n'y avait pas de temps de paix en Islam mais uniquement l'ordre de la guerre en tout temps... Cependant l'égarement ne s'arrête pas ici, puisque leur conception de la guerre et du combat n'a pas de lien avec la miséricorde absolue de l'Islam. En effet, il n'y a pas de Texte indiquant qu'aucun mécréant n'est épargné au moment du combat, bien au contraire comme l'a expliqué l'imam Ibn Taymiya dans ce que j'ai traduis ci dessus. 

Sa parole est générale. Nous trouvons aussi plein de détails chez les pieux prédécesseurs. Ainsi, l'exégète du Livre d'Allah et cousin du Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam); AbdouLlah ibn 'Abbas a dit en expliquant l'interdiction de transgresser dans le verset 190 de sourate al baqarah: "Ne tuez pas les femmes, ni les enfants, ni un vieux, ne tuez pas non plus un malade, ni un aveugle, ni un moine et ni un esclave." (Tafssir Ibn Abi Hatim). Il y a aussi unanimité que le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa salam) a interdit de tuer les femmes et les enfants. Rapporté (sous différentes versions toutes authentiques) par l'imam Malik, Al Boukhari, Mouslim et Abou Daoud.

Les savants ont aussi dit qu'il est interdit de tuer le travailleur, l'artisan, le domestique ainsi que l'handicapé physique ou mental. De plus, le calife droit Omar ibn Al-Khattab a interdit de tuer les agriculteurs en disant: "Craignez Allah dans les paysans qui ne vous ont pas déclarés la guerre." Idem pour l'imam Al Awza'i.

En se penchant sur l'Histoire, nous constatons que les ennemis de l'Islam pratiquaient un terrorisme sans limite. Alors que les guerriers non musulmans atteignent des sommets inhumains dans l'injustice, l'Islam, la seule vraie religion d'Allah approuve la sacralité des civils non combattants.

Comme l'ont dit Mohammed Raslan, AsSan'ani et l'imam Ibn Taymiya, l'avis authentique est celui de la majorité des savants de l'Islam; que le motif autorisant de tuer les mécréants est le fait qu'ils déclarent la guerre aux musulmans. En effet, car si leur mécréance serait le motif, le Messager d'Allah (salla Allahou 'alayhi wa salam) n'aurait pas ordonné d'épargner les enfants et les femmes d'entre eux. De plus, il n'aurait pas indiqué le redoutable châtiment de celui qui tue un non musulman se trouvant sous la protection des musulmans. La Sounna rejoint ainsi le Qur'an.

Le savant AbdAllah ibn AbdeRahman Al-Basam (1423 H. – 2002 G.), rahimahouLlah a dit : 
« Celui qui médite sur la vie du Prophète (صلى الله عليه وسلم) constatera qu’il n’a jamais contraint à embrasser sa religion, ou qu’il n’a combattu que ceux qui le combattaient. Vis à vis de ceux qui concluaient avec lui une trêve, il respectait celle-ci tant qu’eux la respectaient, et il n’a jamais rompu son pacte. 
Plus encore, Allah (سبحانه وتعالى) lui a accordé de respecter son engagement vis-à-vis d’eux, tant qu’ils le respectaient, ainsi Allah (سبحانه وتعالى) dit (selon le sens): { Tant qu’ils se montreront droits (ou loyaux) envers vous, soyez droits envers eux. Car Allah aime les pieux (al-muttaqûn). } [S. At-Tawbah (9), v.7]

Et lorsqu’il est arrivé à Médine, il a établi un traité de paix avec les Juifs et a accepté qu’ils gardent leur religion; et ce n’est que lorsqu’ils l’ont combattu et ont rompu ce pacte qu’il les a combattus. De même, ce sont les mécréants de Qouraych qui ont cherché à le combattre, comme pour la bataille de Ouhoud ou la bataille du fossé, de même pour la bataille de Badr, ce sont eux qui se sont dirigés vers lui, et s’ils s’en étaient allés, il ne les aurait pas combattus. L’essentiel est que personne n’a jamais été contraint d’embrasser sa religion, et les gens ne l’ont embrassé que par choix. La plupart des gens ont embrassé l’Islam lorsque la guidée et le fait qu’il soit le Messager d’Allah leur sont apparus. » Tawdih Al-Ahkam vol. 6, page 333, 334

Ceci dit, le terrorisme kharijite se dirige avant tout contre les musulmans et leurs responsables quand ceux-ci font des fautes ou ce qui est perçu comme péché par les kharijites. Pourtant, comme a dit l'imam Al Mou'alimy (1386 H.): "Les musulmans ont expérimenté la rébellion (contre leur gouverneur) et ils n'ont vus d'elle que le mal."


Le savant Badr A-dine Ibnou Jama'a (639 – 733 H.) a dit: "Si il se produit de l'imam ou du sultan ce qui fait de lui un pervers, il n'est pas destitué pour autant de son imamat; pour cause de ce que cela engendre comme perturbation et convulsion (trouble). Au contraire du quaddi (le juge) si il advient de lui la perversité (al fousq), le plus juste est qu'il se fait destituer." Al-Jami' A-Ra-iq, p. 253.
L'imam Al Baghawi (571 H. – 1122 G.) a dit: "Allah a envoyé l'ensemble de ses Prophètes avec l'institution de la religion, la concorde, le groupe en union (al jama'a) ainsi que le délaissement de la division et de le divergence." Tafssir Sourate A-Choura (42), verset 13


L'imam Abou Bakr Mohammed ibn Al-Walid At-Tourtouchy (451 - 520 H.), rahimahouLlah, a dit: « Sache, qu'Allah te guide, que l'époque est le contenant de ses gens. La tête du contenant est meilleure que son fond, tout comme le haut de la cruche est plus clair et plus pur que son fond. Si donc tu dis: "Les rois d'aujourd'hui ne sont pas comme les rois d'avant", également, les gouvernés ne sont pas comme ceux d'avant. Et que tu blâme ton émir par rapport aux récits et eux exploits des émirs d'avant n'est pas plus vrai et méritoire que ton émir te fasse reproche s'il se penche sur les récits des gouvernés d'autrefois. Si donc le sultan te fait oppression, tu dois alors patienter et le péché  revient sur lui. » Siraj Al moulouk p.115, par le biais de Jami' Ar-ra-iq de Mahmoud All 'Awadd 

Se regrouper pour se rebeller contre un dirigeant musulman fait partie du terrorisme définit ci dessus, ceci car le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam) a interdit de combattre les dirigeants musulmans. Cette prohibition de la révolte et de la révolution en Islam est un signe de la miséricorde d'Allah; le mal qu'il peut y avoir dans l'injustice d'un dirigeant musulman envers certaines personnes est un mal moindre par rapport aux troubles que peut engendrer la guerre contre lui.

Abou Mansour Al-Azhari Al-Harawy (282 - 370) a dit: « L'homme qui se frotte à sa religion est celui qui s'exerce dans les troubles (fitan) et les construit. Il sort contre son imam (le gouverneur) et nuit donc à sa religion, sans non plus que son exagération en elle lui soit bénéfique. Ceci, comme un chameau galeux parmi les chameaux quand il se frotte contre un arbre; cela le fait saigner et il ne guérit pas pour autant de sa gale. » Tahdhib al-lughat 295/12, Al-Jami' Ar-ra-iq p. 194

Parmi les idées malsaines des terroristes kharijites, il y a le fait d'assimiler systématiquement l'amour d'un pays au nationalisme qui est contraire à l'Islam. En effet, il y a souvent dans leurs paroles un rejet exagéré du patriotisme (wattaniya) et du nationalisme. Cela va parfois jusqu'à un rejet du passeport et de la nationalité. Or, comme a dit Mohammed Raslan (le 13/02/1436 - 5/12/2014): 
"L'affiliation à un Etat ou un pays de naissance et d'enfance ne contredit en rien l'affiliation à la communauté de l'Islam, tant que sont respectés en cela les limites de l'Islam." Voir ici en arabe. Le titre du livre se traduit par "L'Islam: miséricorde dans la paix et la guerre" et la citation se trouve p. 69.

Selon certains savants, le calife droit Omar ibn Al Khattab aurait dit: "Allah a donné longue vie aux pays par l'amour des patries."
Le pieux savant AbdeSalam ibn Barjass a dit: "L'amour du musulman pour sa patrie (watan) qui a été établit dans l'Islam et qui est devenu la patrie des musulmans, ainsi que leur pays, est un amour légiféré, à la fois naturel et religieux...". 
Plus loin dans l'audio il cite la parole des enfants d'Israël au temps de Moussa (selon le sens): { Et qu'aurions-nous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, alors qu'on nous a expulsé de nos maisons et qu'on a capturé nos enfants? } [Sourate al-baqarah, v. 246]
Puis il dit: "Celui donc qui a une nature saine et une religion droite trouve dans son coeur la sacralité de son pays comme la sacralité de sa famille, de ses parents et de ses frères. Ainsi, certains sages ont dit: La terre d'enfance se plante dans les âmes une sacralité tout comme la naissance plante dans le coeur une douceur."
Aussi, l'imam Ahmad An-Najmi a expliqué il y a plus de douze ans dans sa réfutation du khariji Al-Maghrawi, qu'il y a dans la nationalité, les cartes d'identités, les passeports et les frontières (qui ne datent pas du colonialisme) des intérêts évidents pour les musulmans. Voir en arabe "A-dourar An-najmiya" p. 161.

La haine envers l'Etat saoudien est un des symptômes les plus flagrants de l'idéologie terroriste et kharijite.

Ch. Soulaymane Ar-Rouhayli de Médine a dit: "Le savoir (al 'ilm), la justice (al 'adl), la civilité (al mourou-a) et la raison; ces quatre choses sont celles qui empêchent l'humain de tomber dans le mal et ceux-là (les khawarij) sont en perte de ces quatre choses." Puis, il raconta l'histoire réelle d'un homme qui a grandi orphelin avec son cousin. Un jour il est partit se former pendant une session de 40 jours dans l'armée saoudienne... Quand il est revenu chez lui, son cousin l'a invité à une promenade dans le désert avec son frère. Il l'a ensuite ligoté; l'un d'eux filme pendant que l'autre le tua...

Allah a dit (selon le sens): { Certes, Allah ne fait pas prospérer ce que font les corrupteurs. } [Younous, 81].


On remarque aussi qu'avec sa haine totale envers l'Islam, le tyran libyen Mo'ammar Al-Qadafi avait quasiment le même type de mensonge contre l'Arabie Saoudite que Oussama ben Laden. La méthode: laisser apparaître un semblant d'amour pour l'Islam pour en fait attaquer l'Etat qui respecte le mieux l'Islam et fait des efforts considérables pour le bien des musulmans dans le monde entier (formation et envoi de prêcheur, bonne organisation du pèlerinage, offre de livres, etc.)
Il y a en notre temps des efforts de certaines personnes pour affaiblir les musulmans. Pour cela, il y a le fait que les décrets et les conseils concernant le jihad soient le domaine privilégié des insolents et des hypocrites en lieu et place des grands savants. C'est une volonté satanique récurrente voulant que l'amour du jihad mène les musulmans (ignorants) vers la colère d'Allah et le châtiment douloureux.

Dans une chronique de Décembre 2007, Romain Caillet présente l'imam Al-Albani comme un "opposant au jihad" et une "référence quiétiste". 
De part sa piété, sa détermination dans l'apprentissage et sa persévérance dans cette voie sublime qui mène au Paradis, l'imam Al-Albani est devenu une référence dans tout les domaines de l'Islam. Il n'a jamais été un "opposant au jihad", bien au contraire comme nous pouvons toujours l'entendre dans ses cassettes. Mais de par sa science de l'ordre d'Allah, il mettait en garde contre les révolutions, les attentats suicides et l'exagération dans le takfir, n'en déplaisent aux intrus qui veulent intégrer ces choses dans le jihad et les valeurs islamiques.

Romain Caillet ressemble à ces "journalistes" mécréants qui il y a déjà plus de 20 ans sortirent des Etats-Unis et de l'Angleterre vers le Pakistan pour s’asseoir avec Oussama ben Laden et colporter son discours corrompu.

18/12/2017

Regard historique sur le Christianisme et l'invention de Noël

Les romains prétendaient que leurs divinités font leurs affaires dans les cieux et ne se mêlent pas aux affaires des hommes. Comme a dit un philosophe; « il nous est obligatoire de ne pas occuper nos esprits de ce qu'ils (les dieux) veulent de nous, car ils ne veulent rien de nous. »
Telle était la théorie de la philosophie ; les dieux sont seulement des modèles pour les gens dans leurs comportements. Ils ne savent rien. Mais ce qui comptait  avant tout pour eux, c'est que ces dieux n'ordonnent rien, n'interdisent rien, ne légifèrent rien et ne jugent rien... 
Ces philosophes et politiciens païens avaient donc l'idée de la séparation entre la vie du peuple et les commandements divins.

Mais fini le temps de l'ignorance, depuis la révélation du dernier Livre, nous savons désormais clairement ce que l'unique Vrai Dieu veut de nous. Fini les dieux païens qui ne parlent jamais, ne font pas miséricorde et ne guide pas. Fini l'idée de la séparation entre nos vies et Celui qui nous a donné la vie. Fini l'idée de la séparation entre la religion et nos responsabilités quotidiennes...  

Allah notre Seigneur a promis le Paradis 
aux croyants sincères, et Il ne manque jamais à Sa promesse. Il a fait de l'Islam le centre du profit et de la réussite. 
Finie la médiocrité et l'amertume d'une religiosité pleine d'incertitude. L'envoi du Prophète Mohammed (salla Allahu 'alayhi wa salam) à toute l'humanité est la plus grande des miséricordes venant d'Allah

Mohammed - 
صلى الله عليه وسلم - est en effet l'homme que notre Seigneur a élu pour transmettre Sa religion.
L'imam Ahmed ibnou Taïmiya 
رحمه الله a dit à son sujet :
« Et celui qui aura examiné les situations du monde, se sera éclairci pour lui le fait qu'Allah n'a pas comblé les gens de la terre d'un bienfait plus immense que celui de son envoi (prière d'Allah et paix sur lui), et que ceux qui ont rejeté son message, sont ceux sur lesquelles Allah 
تعالى a dit dans le Qur'an (selon le sens) : { Ne vois-tu point ceux qui troquent le bienfait d'Allah contre l'ingratitude et établissent leur peuple dans la demeure de la perdition (l'Enfer). } [Ibrahim: 28].  
C'est pour cela qu'il a caractérisé par la reconnaissance (le remerciement) celui qui a accepté ce bienfait (l'Islam), Il a ainsi dit – élevé soit-Il - { Ainsi, éprouvons-Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu'ils disent : “Est-ce là ceux qu'Allah a favorisés parmi nous ?” N'est-ce pas Allah qui sait le mieux lesquels sont reconnaissants ? } [Al An'am: 53, TRSV]. » Fin de propos (voir Al djawab as-sahih).

On ne peut pas renier que certaines facettes du christianisme soient un moindre mal par rapport au paganisme romain et celte, mais pour un diagnostic concret et efficace il faut reconnaître ce qui a fait la gloire de l'Islam.

"Noël" ; origine historique de la fête...

La disparition progressive des savants de l'Evangile en Europe, l'hypocrisie de certains et les pressions politique exercées par le pouvoir romain alors en place ; tels sont les éléments principaux qui ont conduits les chrétiens à des concessions qui ont détruites leur religion. Faire comprendre aux européens les droits de Dieu n'était pas la préoccupation des représentants dits chrétiens.

Leurs intérêts étaient dirigés par l'amour de la vie mondaine. Ils ne pouvaient pas guider les européens vers le monothéisme, car leur conception de la nature même du Prophète Jésus était imprégnée par les idées païennes. Ils furent en discorde et en divergence entre eux sur les bases de la religion. Sans fondements fiables, leur prédication ne pouvait se faire que dans la pire des confusions. 
Inévitablement il en fut ainsi; adoption de croyances, de rites païens et de pratiques culturelles en contradiction totale avec l'Evangile et la religion du Messie fils de Marie.

Le carnaval en est un exemple flagrant. Mais surtout et encore plus de la fête de "Noël". Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ? La plupart des chrétiens considèrent "Noël" comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ!

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux. L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile. Si l’histoire de la naissance du Messie se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Issa (Jésus) ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste.

En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suiveurs l’auraient certainement fêtée.
Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église catholique romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est 
à dire que cette fête est d’origine païenne. 
Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog : «… la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, faussement désigné "Fils de Dieu"... Puis, ce fut le pape Jules 1er qui en l’an 320 du calendrier, avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ.

Dès lors, le christianisme deviendrait une "religion" attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adoptée cette fête païenne.

Pour finir, notons qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la fête de Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne… Pas de salut pour les hommes sans monothéisme. Pas de salut dans la conversion à une religion anthropomorphique qui ne différencie pas le Créateur de ses créatures. Pas de salut par les chants à côté des statues et des crucifix; pas de salut sans Islam...

Pour ne pas tomber dans la malédiction du Tout Puissant il faut refuser l'hypocrisie d'une éducation laïc et la mascarade d'une fausse culture. Il faut reconnaitre comment Allah a œuvré dans l'Histoire des hommes. Comment ils les a éprouvé pour qu'une distinction nette se fasse entre les gens du Paradis et les gens de l'Enfer. Puis il faut L'adorer en Lui demandant la guidance dans le droit chemin.
AbdeSalam

10/12/2017

Pas de contrainte en religion

Allah تعالى a dit dans Son Noble Livre: (لا إكراه في الدين), soit selon son sens: {Nulle contrainte pour la religion} [Sourate Al-Baqarah : 2, 256].

L'imam AbdeRahman ibnou Yahya Al-Mou'alymy (mort en 1386 H.) est un savant yéménite qui a laissé beaucoup d'écrits bénéfiques.
Voici en résumé ce qu'il a dit sur les enseignements et les indications que nous pouvons extraire de cette Parole d'Allah
- Il n'est pas possible de faire entrer dans la religion par contrainte. 
- Il n'y a pas dans la religion de contrainte qui soit injustice. 
- Le mot religion (Dine) est général, englobant ainsi l'Islam, la Foi (al imane) et la bienfaisance (al ihsane) comme dans le hadith de Jibril. 
- Les œuvres religieuses sont conditionnées par l'intention, et l'intention ne peut pas s'obtenir par contrainte. 

- L'objectif du jihad n'est pas de contraindre à la religion. 
- Le verset n'est ni abrogé, ni abrogeant.
- Sa Parole est une négation tout comme il est une interdiction. Les exégètes sont unanimes que "ne forcez personne à entrer dans l'Islam" est un sens vrai du verset de part la clarté de la droiture. 
- Le verset a une excellente position par rapport à ceux qui le précèdent, de telle sorte qu'il vient comme un empêchement de tomber dans l'exagération au nom du jihad par amour de la vérité et l'envie qu'elle soit acceptée par les gens.
Majmou' rasa-il al tafsir, p. 180 – 186 (voir aussi Tafssir et Ahkam Al-Qur'an Al-Karim de l'imam Ibn Al-'Othaymine)

L'imam Ibnou Taymiya (mort en 728, soit 1328) a dit (dans Al-djawab as-sahih) en évoquant le califat de 'Omar ibn Al Khattab, que beaucoup de gens au Cham sont entrés dans l'Islam.
Le commun des paysans et autres qu'eux étaient en général des chrétiens. Il n'y avait pas parmi les musulmans ceux qui travaillent l'agriculture.
Ensuite, la plus part des gens là bas sont devenus musulmans de leur bon gré, et non pas par contrainte; "car contraindre les gens de la Dhima à l'Islam n'est pas permis, comme Allah a dit (selon le sens) : { Pas de contrainte en religion, car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghout (Satan) tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. } [Al Baqarah]." Fin de citation.

'Omar ibn Al Khattab (raddi Allahu 'anhu) avait un homme chrétien nommé Asbaque qui travaillait pour lui. Il lui a expliqué l'Islam et l'a invité à l'Islam, mais il a refusé de se convertir. 'Omar a alors dit: "Point de contrainte en religion".

Abou AbdiLlah Al-Qourtoubi a évoqué dans son tafsir (exégèse), selon l'imam Zayd ibn Aslam, selon son père (l'associé de 'Omar ibn Al Khattab) que 'Omar (raddi Allahu 'anhu) a invité à l'Islam une vieille femme chrétienne et elle a refusé en disant: "Je suis une grande vieillarde, et la mort est proche de moi!" 'Omar a alors dit: "O Seigneur soit Témoin" puis il a récité le verset (TRSV) { Pas de contrainte en religion }.

Al-Raghib Al-Assfahany (savant du cinquième siècle) a dit dans "Moufradate Alfadh Al-Qur'an" :
« Nulle contrainte dans la religion, c'est-à-dire dans l'obéissance. Celle-ci ne peut être que dans la vérité et la sincérité. Cette dernière ne peut avoir lieu dans la contrainte. On dit aussi que ce verset concerne les gens du Livre qui paient le tribut. »
L'imam 'AbdeRahman As-Si'dy At-Taymimy (mort en 1376 ; soit en 1956 رحمه الله) a dit dans son exégèse au sujet de ce verset :
« Allah informe qu'il n'y a pas de contrainte en religion, car la contrainte ne peut avoir lieu que pour une chose dont les éléments sont cachés et aux effets ambigus, ou une chose détestable pour l'âme.
Or l'Islam est droit, clair pour la raison. Celui qui le voit le choisit, alors que le mal intentionné dont l'âme est pernicieuse voit la vérité mais choisit l'erreur, voit le bien et choisit le mal. Celui-ci, Allah n'a pas à le contraindre, c’est inutile, car le contraint ne peut nourrir une vraie foi. »

Mohammed ibn Isma-il As-San'ani (1182 H. / 1769 G.) a dit: 
"Ceci (le verset) est un Texte général selon lequel nous ne contraignons personne pour la religion. Si donc le mécréant devait être combattu jusqu'à ce qu'il se soumette (à Allah; se convertisse), ceci serait alors la plus immense des contraintes pour la religion. 
Et certes, le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa sallam) et les croyants avec lui faisaient prisonnier les hommes et les femmes, parmi les idolâtres sans les contraindre à l'Islam. (...) 
Il n'a jamais contraint de femme à l'Islam, il a conquit La Mecque tandis que sa population est idolâtre sans jamais contraindre personne à l'Islam. Au contraire, il a accordé la sécurité à ceux qui ne l'ont pas combattu. (...) 
Quant aux chrétiens; il a envoyé des messagers qui appellent les gens à l'Islam de leur plein g et non par contrainte, des chrétiens et d'autres sont entrés dans l'Islam. C'est alors qu'ils ont tues certains qui se sont convertis parmi eux. Les chrétiens sont donc ceux qui ont injustement commencés le combat."
Ensuite, il dit que le koufr n'est donc pas la seule cause de l'obligation du quital (combat) contre les kouffar, mais c'est un koufr avec une nuisance envers l'Islam et les musulmans. (Bath fi quital al-kouffar)
Et comme a dit Al-Mou'alymy, les kouffar sont injustes dans le sens qu'ils contraignent les musulmans au combat contre eux (ceux-ci quand ils ont les moyens de se défendre, que dire alors quand ils massacrent des musulmans et ils savent pertinemment que ceux-ci sont impuissants...)

Le Livre d'Allah s'explique avant tout par Lui même. Ainsi ,on trouve qu'Allah a aussi dit : (أفأنت تكره الناس حتى يكونوا مؤمنين), traduction du sens : { Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? } [Younous : 10, v. 99]. Verset qui a une ressemblance avec Sa Parole de la non-contrainte dans sourate Al-Baqarah, comme l'a bien dit l'imam Mohammed Al-Amine A-Chanquity, rahimahouLlah.

L'imam Ibn Kathir a dit au sujet du verset: « Cela signifie que vous ne devez contraindre personne à embrasser l’Islam, car l’islam est clair en ses preuves, et il ne demande pas à ce que quelqu’un soit contraint pour l’embrasser. Au contraire, celui qu’Allah guide vers l’Islam, dont il épanouit la poitrine et illumine le regard, y entrera avec conviction ; alors que celui dont Allah aveugle le cœur, et scelle l’ouïe et la vue, il ne lui sera d’aucune utilité d’embrasser l’Islam sous la contrainte. » (cf. « Tafsîr Ibn Kathîr » vol.2 p.444). Traduction 'AbdAllah Abou 'AbdiLlah Al-franssy

En l'espace de quelques lignes, Voltaire (le célèbre mécréant parisien du 18ieme siècle) est revenu à la raison et il cite des vérités…!
Dans son livre "Traité sur la tolérance", il cite en effet Anne Gabriel Henri Bernard, comte de Boulainvilliers (mort en 1798):
"C’est un zèle barbare que celui qui prétend planter la religion dans les cœurs, comme si la persuasion pouvait être l’effet de la contrainte."
Il cite aussi Justin de Naplouse le philosophe du deuxième siècle : "Rien n’est plus contraire à la religion que la contrainte."

AbdeSalam Abou Yahya

09/12/2017

Un imposteur nommé Oussama Ben Laden

Dans un hadith unanimement reconnu, le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a égalisé entre celui qui délaisse sa religion et celui qui se sépare du groupe des musulmans (al djama'a). Oussama Ben Laden était un rebelle corrupteur et arriviste en quête de notoriété. En fuyant son pays d'origine, il a mit en péril son Islam et atteint des sommets dans la trahison.

Parmi ses principaux mensonges avérés nous pouvons citer :
1.  Que les savants d'Arabie Saoudite sont des pervers
2.  Que le roi Fahd portait une croix chrétienne autour du cou
3. Qu'une partie de l'Arabie resta sous occupation américaine (après le retrait de la coalition contre Saddam Husayn et son armée envahissante)
4.  Que l'Etat saoudien a financé les chrétiens au Liban et au Soudan contre les musulmans.
Hypocrisie / kharijisme / takfirisme / jihadisme / terrorisme / faux jihad

01/12/2017

Jihadisme, jihadologie ou métamorphose de la religiosité

En Janvier 2015, "Mediapart" s’est procuré la totalité du corpus des textes saisis en 2010 aux domiciles de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, deux des trois auteurs des attentats.

On y trouve un cyber livre (anonyme et en français) datant de 2009 ("les savants du sultan"). A la fin il y a une une critique lamentable du moufti 'AbdAl'Aziz All A-Chaykh et aussi par déduction de la plus part des savants d'Arabie Saoudite pour leur proximité avec les autorités du pays...
En fait, ce genre d'attaque ne date pas de 2009. Il y a presque 20 ans, le noble savant AbdeSalam ibn Barjass a sorti un livre de 95 pages sur le sujet ayant pour titre "Qat'ou al-mira fi houkm doukhoul al-'ullamah 'ala al oumara" (La fin de la querelle sur l'accès des savants aux émirs ou "la fin de la querelle sur le jugement de l'entrée des savants chez les émirs"). Le livre est gratuit sur le site de l'auteur en arabe.
Il cite neuf récits prophétiques prouvant l'autorisation, la recommandation ou l'obligation pour les savants ou autres d'entrer chez les émirs ou autres gens du pouvoir.

Avant les traductions de son livre (rahimahouLlah), voici ce qu'on peut lire dans le livre khariji saisi par la police:
"D’après Zayd ibn Aslam qui rapporte cela de son père, Le Prophète Muhammed ‘Aleyhi salat wa salam a dit : « Le Djihad ne cessera d’être doux et agréable, tant que l’eau tombera du ciel. Mais il viendra un temps pour les hommes où certains lecteurs parmi eux diront :
« Ceci n’est plus l’époque du Djihad»
Celui qui vivra ce temps quelle merveilleuse période pour le Djihad.
Les Compagnons radhi Allahu ‘Anhum dirent :
- Y'aura-t-il quelqu'un pour dire cela ?
Il (‘Aleyhi salat wa salam ) dit :
- Oui celui qui sera maudit par Allah Subhanahu wa Ta’aala, ses anges, et le reste des gens. »" Fin de citation...

Premièrement, la traduction n'est pas correcte. 
Deuxièmement, pour embellir son oeuvre il cite qui rapporta le hadith sans parler de la chaîne de transmission. Mais en vrai le hadith n'est pas de Zayd Ibn Aslam selon son père mais de AbdeRahman ibn Zayd ibn Aslam (Al 'Adawi) selon son père ! Et les savants du hadith (comme a dit Ibn Al Jawzi) sont unanimes que AbdeRahman n'est pas fiable mais faible (bien qu'il soit un bon exégète), tout comme ses deux frères. De plus, Zayd ibn Aslam (mort en 136, rahimahouLlah) est un imam pieux et fiable mais il n'a jamais entendu ni rencontré le Messager d'Allah (salla Allahou 'alayhi wa sallam).
Un ignorant qui lit pourrait croire que le hadith est authentique mais il est faible. Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Les khawarij n'ont aucune pudeur de mentir quand il s'agit de propager la haine contre les vrais savants de l'Islam (comme Mohammed Al-Jami, Rabi' Al Madkhaly ou le moufti Abd Al Aziz) et d'amener les gens vers leur vision du jihad et de la politique qui ne représente que leurs passions. Mais par la grâce d'Allah, leur sectarisme si obscur qu'aveugle est de plus en plus démasqué.

Quelques mots en réponse à ce livre khariji (et anonyme) rempli d’ambiguïtés et d'erreurs:

L'imam At-Tirmidhi a rapporté dans son recueil (n° 2259), selon le sahabi Ka'b ibn 'Ujra (raddi Allahu 'anhou) que le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a dit: 
"Il y aura après moi des émirs menteurs et injustes. Celui donc qui entre chez eux en les approuvant dans leur mensonge et en les soutenant dans leur injustice, je ne suis alors pas de lui et il n'est pas de moi. Il ne s'abreuvera pas de mon Bassin (au Jour du Jugement).
Celui qui se rend chez eu, ne les approuvant pas dans leur mensonge et leur injustice, il est alors de moi et je suis de lui.
Hadith jugé authentique par At-Tirmidhi, l'imam Ibn Al-Wazir, Ibn Al-Amir As-San'ani, l'imam Mouqbil Al-Wadi'i (dans As-Sahih al-mousnad n. 1092) et par l'imam Al-Albani.
L'éminent savant AbdeSalam ibn Barjess (mort en 1425, soit en 2004, rahimahouLlah) a dit:
"Ce hadith prouve que celui qui entre chez l'autorité juste est louable en toute circonstance. Ceci, car il (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a loué celui entre chez l'autorité injuste en conseillant ou pour stopper les soutiens de sa tyrannie. Celui donc qui entre chez l'autorité juste mérite plus la louange car il ne trouvera chez lui que droiture et justice. La plus part du temps il n'y a pas de peur d'être éprouvé tournée vers lui, son rôle est alors de conseiller, de rappeler et consulter sincèrement."


Dans un hadith on trouve: "Celui qui se rend à la porte du sultan sera éprouvé." Quelle est donc cette épreuve (fitnah)? Comme a dit le Chaykh Ibn Barjass; elle s'explique par la première partie du hadith précèdent (hadith Ka'b).

L'imam Abou 'Ali Al-Hassan Ibn Al-Banna Al-Hanbali (mort en 471 H.) a dit: "Ce qui est évoqué comme blâme, ceci n'est que concernant celui qui les fréquente (les sultans) pour calomnier un musulman ou approuver, ou soutenir un mal. Il est donc obligatoire de rattacher les récits durs sur le sujet en fonction de cela, en rassemblant entre les preuves."

Le juge 'Iyad rapporte dans "Tartib al madarik" que l'imam Malik ibn Anas a dit: "Le devoir de tout musulman ou homme auquel Allah a mit dans son coeur quelque chose du savoir et de la compréhension est d'entrer chez celui qui a du pouvoir (sultan) pour lui ordonne le bien, lui proscrire le mal et le sermonner pour que soit clarifier aux gens l'entrée du savant chez autrui. Car le savant n'entre chez le sultan que pour cela. Et si cela se fait, alors c'est le mérite au delà duquel il n'y a pas de mérite."

Au quatrième siècle, Al-Hakim At-Tirmidhi (Mohammed ibn Ali) a dit dans un de ses livres: "Ne vois-tu pas que les Compagnons du Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) entraient chez leurs émirs ? Ils mangeaient avec eux et les accompagnaient. Parmi eux il y en a qui entre chez Al Hajjaj (en Iraq), Al Moukhtar (al kadhab) ou encore chez Yazid Ibn Mou'awiya (qui était pieux contrairement aux deux autres). Ils acceptent leurs bienfaisances et se mélangent à leurs affaires. Parmi ceux-là: Ibn 'Omar, Ibn 'Abbas, Anas ibn Malik, Al Hassan et Al Houssayn, raddi Allahu 'anhoum." Ensuite il a cité 11 savants parmi les tabi'ines (disciples des sahabas). On peut aussi

Les savants parmi les pieux prédécesseurs entretenaient des relations convenables avec les émirs et gouverneurs de leur temps. En Iraq, l'imam Ibrahim ibn Yazid An-Nakha'i (mort en 96) a visité un émir. Celui-ci l'a alors fait monter sur un cheval de charge, l'a habillé d'un vêtement et lui a donné mille dirham. Ibrahim a accepté cela sans refus et il n'y a eu aucun mauvais mot venant des gens. Aussi, il achetait parfois des oies et les faisaient grossir pour ensuite en offrir aux émirs.

L'imam An-Nassa-i rapporta de 'Aicha (raddi Allahu 'anha) que le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a dit:
"Celui parmi vous qui s'est vu confier un travail et à qui Allah a voulu du bien, Il lui accordera un wazir (un ministre ou un soutient) pieux; si il oubli celui-ci lui rappellera et si se rappelle, celui-ci l'aidera." et dans une version: "Si Allah veut du bien à l'émir...". Authentifié par Al Albani dans As-Sahiha n. 489.
Le mot francophone "vizir" vient du mot arabe wazir et c'est le sens de ministre.
Al 'allamah AbdeSalam ibn Barjass a dit: "Puisque l'entrée du wazir chez l'émir est autorisée, l'entrée d'autre que lui qui est connu pour son savoir, son conseil et sa sagesse également. Ceci car le sens de la Loi est l'assiduité à ce que l'entourage du sultan soit les gens de bien et de piété."
L'imam pieux Abou 'Omar Ibn Abd Al-Barr a dit: "Si l'émir ou le califat fréquente continuellement les ulémas, il sera alors plus digne d'être juste et de confiance." At-tamhid 8/28.

L'imam yéménite Mohammed ibn Al-Wazir (mort en 840 H.) a dit dans Al-'Awassim (8/246) a dit que la plus part des prédécesseurs ont fréquenté les rois, ou leur ont écrit, ou ont accepté leurs dons.
Selon les savants, pour entrer chez un roi ou un chef politique il y a comme condition l'absence de courtisanerie. La courtisanerie (al moudahana) est interdite. Elle signifie qu'une personne compromette sa ou foi et sa religion au profit d'un bien mondain et éphémère.

منقول من الكتاب قطع المراء لعبد السلام بن برجس وللفائدة ينظر كتاب تحفة الوزراء لابي منصور الثعالبي


Les deux fils de Ali; Al Hassan et Al Husayn (raddi Allahu 'anhoum) visitèrent Mou'awiya (raddi Allahu 'anhu) et ils acceptèrent leurs dons.
Al 'allamah Mohammed A-Chawkani a un magnifique livre (de 26 pages) sur le statut des liens entre savants et gens de pouvoir (raf' al-assattin fi houkm al-itissal biasalattin). Il explique que Satan le maudit ne serait pas plus content que de cette chose; que les savants de l'Islam fuient les gens de pouvoir puis que ceux-ci transgressent au grand jour les Lois de l'Islam et disent: "Nous sommes ignorants, personne ne nous a enseigné, les savants de l'Islam ont fuient de nous".

Maintenant, ne sois plus étonné de la médiatisation de ceux qui veulent métamorphoser ou écraser l'Islam de l'intérieur. Beaucoup se revendiquent de la Sounnah, mais ils s'acharnent contre le savant sunnite considéré chez eux comme le premier individu apparent faisant obstacle à la falsification de l'Islam.
Pourtant, comme a dit al 'allamah 'Obayd Al-Jabiri (hafidhahuLlah): 
"Les expériences ont certes prouvées, à travers l'Histoire, que les grands savants sont ceux qui dissipent l'angoisse des problèmes dans les grands malheurs (an-nawazil). Par eux la parole s'unie et les gens de la Sounnah se fortifient. Ils sont en effet les défendeurs de la Sounnah et de ses partisans en toute époque et en tout lieu." (Tabsir al-khalf bicharh a-tuhaf min madhab as-salaf)


En lisant les ahadith, les versets ou les paroles des pieux savants que citent les gens de la passion, certains se laissent influencer par leur innovation "jihadiste" ou se mettent en colère pour un motif qui n'est pas islamique. Mais comme a dit Soulaymane Ar-Rouhayli:
"La méthodologie des gens de la Sounnah et des gens de science, c'est qu'ils regardent les preuves de façon globale. Ils se penchent sur la Sounnah et la perçoivent dans son ensemble. Tandis que la méthodologie des gens de la passion, c'est qu'ils choisissent (les Textes) et résument en fonction de leurs passions. Ils prennent donc des preuves (de la Révélation d'Allah) ce qui est conforme à leur passions et mettent les preuves aux suivies de leurs passions."
Il explique aussi que la Sounnah est comme une construction pyramidale. Celui donc qui la regarde d'en haut voit tous ses recoins et s'éclaircit pour lui son image réelle. En revanche, celui qui la regarde d'en bas ne voit que ce qui est devant lui...

Wa al-hamdouliLlah. AbdeSalam