26/01/2018

Quatre catégories de gens... (Ibn Taymiya)

L'imam Abou Al'Abass Ahmed ibnou 'AbdAl Halim ibnou Taimiya a dit à la fin de son livre As-siyaassa al-chari'a:
« L'objectif de celui qui veut la suprématie c'est d'être comme Pharaon, et de celui qui amasse l'argent est d'être comme Qaaroune. Allah –élevé soit-Il- a mit en évidence dans Son Livre la situation de Pharaon et Qaaroune en disant –élevé soit-Il- (selon le sens rapproché) :
{ Ne parcourent-ils pas la terre, pour voir ce qu'il est advenu de ceux qui ont vécu avant eux ? Ils étaient [pourtant] plus forts qu'eux et ont laissé sur terre bien plus de vestiges. Allah les saisit pour leurs péchés et ils n'eurent point de protecteur contre Allah. } [Ghaafir, 21] et Il a dit –élevé soit-Il-: { Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s'élever sur terre, ni à y semer la corruption. Et l'heureuse fin appartient aux pieux. } [Al Qassass, 83]

Les gens sont donc en quatre catégories:
La première catégorie: ils veulent l'élévation sur les gens (la suprématie) et la corruption sur terre, et c'est une désobéissance à Allah, et eux ce sont les rois et les présidents corrupteurs, comme Pharaon et son parti, et eux ce sont les pires des créatures, Allah –élevé soit-Il- a dit (selon le sens rapproché): { Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux : Il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les corrupteurs. } [Al Qassass: 4]
Et Mouslim a rapporté dans son Authentique selon ibn Mas'oud –qu'Allah l'agréé- qu'il a dit: Le Prophète, prière d'Allah et paix sur lui, a dit: Ne rentrera pas au Paradis celui qui a dans son cœur ne serais-ce qu'un grain d'orgueil, et n'entrera pas dans le Feu celui qui a dans son cœur ne serais-ce qu'un grain de foi. Un homme dit alors: Ô Messager d'Allah: j'aime que mon vêtement soit bon et mes sandales bonnes, es que cela est de l'orgueil ? Il dit: "Non, Allah est Beau et Il aime la beauté, l'orgueil; rejeter la vérité et rabaisser les gens." Donc rejeter la vérité, la repousser, la renier, et rabaisser les gens, les dénigrer et les humilier, telle est la situation de ceux qui veulent l'élévation et la corruption. 

La deuxième catégorie: ceux qui veulent la corruption (fassad), sans élévation, comme les voleurs, les criminels parmi les gens les plus bas.

La troisième catégorie: ceux qui veulent l'élévation sans la corruption, comme ceux qui ont de la religion et veulent par elle être au-dessus d'autres parmi les gens.

Quant à la quatrième catégorie: ceux sont les gens du Paradis, ceux qui ne veulent ni l'élévation sur terre, ni la corruption, avec le fait qu'ils peuvent être plus élevé que d'autres, comme a dit Allah –élevé soit-Il- { Ne vous laissez pas battre, ne vous affligez pas alors que vous êtes les supérieurs, si vous êtes (de vrais) croyants. } [All 'Imrane (3), 139] et Il a dit: { Ne faiblissez donc pas et n'appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu'Allah et avec vous, et qu'Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos œuvres. } [Mohammed: 35] et a dit: { c'est à Allah qu'est la puissance ainsi qu'à Son messager et aux croyants } [Al-Mounafiqoune: 8]. » 

L'imam Mohammed ibnou Salah Al'Outheymine رحمه الله a dit en commentaire :
« Si l'auteur aurait utilisait des versets plus claires que cela : Sa Parole –élevé soit-Il- { Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. } [Al Moujadalah: 11 TRSV], et beaucoup de gens parmi les gens de science et de foi ont plus de place dans les cœurs que les gens de pouvoir, de renommé et d'argent, et ils sont honorés d'un honneur palpable dans les assisses; car ils ne veulent pas l'élévation, mais Allah –élevé soit-Il- a voulu cela pour eux et "celui qui fait preuve de modestie pour Allah, Allah l'élèvera" (comme a dit le Prophète –salla Allahou 'alayi wa salam-, récit rapporté par l'imam Mouslim).
Combien donc de ceux qui veulent l'élévation, n'augmentent qu'en bassesse, et combien de ceux qui ont été mis parmi les élevés ne veulent ni élévation, ni corruption. Cela car le fait de vouloir l'élévation sur les créatures est de l'injustice; car les gens sont d'une seule origine; donc que l'homme veuille être au-dessus et son semblable en bas de lui; ceci est injustice... »
Trad. AbdeSalam

Qui sont les kharijites

L'imam Ahmed ibnou Taymiya رحمه الله a dit (comme nous trouvons dans Majmou' al fatawa 3/349) : « Les premiers qui ont divisé le groupe uni des musulmans parmi les gens de l'innovation sont "les khawarij" al mariqoune. Et le récit du Prophète - صلى الله عليه وسلم - sur les khawarij est authentique de dix façons; il a été rapporté par Mouslim dans son Sahih, ainsi que Al Boukhary de plusieurs façons.
Et les compagnons du Prophète -صلى الله عليه وسلم – les ont combattus avec le chef des croyants 'Ali ibnou Abi Talib, ils n'ont donc pas divergé au sujet de leur combat…
»

Et il a dit (رحمه الله (3/279: « Les khawarij sont les premiers à avoir rendu mécréants les musulmans; ils les excommunis (takfir) pour des pêchés. Ils rendent mécréants ceux qui divergent d'eux dans leur innovation, et rendent licite son sang et son argent. Telle est la situation des gens de l'innovation; ils innovent une innovation (hérésie), et ils rendent mécréants celui qui diverge d'eux sur celle-ci. Tandis que les gens de la Sounnah et du Groupe suivent le Livre et la Sounnah, ils obéissent à Allah et à Son Messager. Ils suivent donc la vérité et font miséricorde à la création.
La première innovation qui a vu le jour dans l'Islam est l'innovation des khawarij et des chiites…
»

L'adjectif "al mariqoune" qu'utilise l'imam ibnou Taïmiya peut être traduit par "hérétiques"; dans le sens où les khawarij sont des innovateurs et non pas des apostats ou des zanadiqa.

Il a dit (3/282) : « Et les khawarij al mariquoune, ceux dont le Prophète - صلى الله عليه وسلم – a ordonné de les combattre, ont été combattus par le chef des croyants 'Ali ibnou Abi Talib, un des califes bien guidés (le quatrième). Les imams de la religion parmi les sahabas (compagnons du Prophète) et les tabi'ine (ceux qui les ont suivi et sont mort sur leur voie) ainsi que ceux d'après sont unanime sur le fait qu'il faut les combattre.
'Ali ibn Abi Talib, Sa'd ibn Abi Waqass et d'autres parmi les sahabas ne les ont pas rendu mécréants, mais les ont considéré musulmans avec le combat. 'Ali ne les a pas combattus jusqu’à qu'ils fassent couler le sang sacré…
»

Il a aussi dit (7/284) : « Et les imams de l'innovation (dans la religion) sont plus nuisible à la communauté que les gens des pêchés, c'est pour cela que le Prophète a ordonné de tuer les khawarij et a interdit de combattre les gouverneurs (musulmans) injustes. »

Et il a dit (7/481) : « Et ceux-là, les khawarij ont des noms, on les nomme al harouriya car ils sont sortis d'un endroit  nommé al Harourah. Et ils sont nommé les gens de al Nahrawane car 'Ali les a combattus là bas. Et parmi eux il y a Al Ibaddiyah les suiveurs de 'AbdouLlah ibnou Abad et al Azariqa ; les suiveurs de Nafa' ibn Al Azraq, et al nadjadate les compagnons de Najda Al Haroury.

Ce sont les premiers à avoir rendu mécréant les gens de la Qibla (les musulmans) pour leur péché, pire; pour ce que eux voient comme étant parmi les pêchés, et ils ont rendu licite le sang des gens de la Qibla par cela. Ils sont donc comme les a décrit le Prophète -صلى الله عليه وسلم – : "Ils tuent les gens de l'Islam et délaissent les gens des idoles." (Al Boukhari et Mouslim), et ils ont rendu mécréants 'Ali ibn Abi Talib, 'Othmane ibn 'Affane et ceux qui les prennent comme alliés. Ils ont aussi tué 'Ali ibn Abi Talib en rendant licite son meurtre; 'Abde Rahman ibn Mouljame l'a tué…
»

Puis il a dit (7/484) : « Quand s'est propagé dans la communauté l'affaire des khawarij, les sahabas ont parlé contre eux, et ont rapporté du Prophète -صلى الله عليه وسلم – les récits à leur sujet. Tout comme ils ont démontré ce qu'il y a dans le Coran (Qur'an) comme réponse à eux. Ainsi leur innovation est apparu au commun des gens. »

Ailleurs il a dit (14/269) : « Le Prophète a ordonné de combattre ceux qui combattent sur une religion corrompue parmi les gens de l'innovation comme les khawarij, et il a ordonné de patienter face à l'injustice des gouverneurs. Il a interdit de les combattre et de sortir contre eux. »
Et il a aussi dit (20/104): « Les gens de l'innovation (dans la religion) sont pire que les gens qui pêchent par désirs de par la Sounnah et le consensus (al ijma'); car le Prophète - صلى الله عليه وسلم – a ordonné de combattre les khawarij et a interdit le combat des imams de l'injustice. De même qu'il a dit au sujet de celui qui boit le vin : "ne le maudit pas car il aime Allah et son Messager." »

L'imam Abou Bakr Al Ajourry رحمه الله a rapporté dans son livre A-Chari'a, le récit du compagnon du Prophète - صلى الله عليه وسلم –; Abou Oumama rapportant que le Messager d'Allah - صلى الله عليه وسلم – a dit que les khawarij sont les chiens de l'Enfer. D'autres savants ont aussi rapporté ce hadith et il a été authentifié par l'imam Mouqbil ibnou Hadi Al Wad'i ainsi que l'imam Al Albani et l'imam Rabi' ibnou Hadi Al Madkhaly dans A-dhary'a.



Ces derniers temps, beaucoup de mensonges et d'amalgames volontaires circulent au sujet du terrorisme et du jihad, ainsi qu'au sujet du salafisme et des croyances islamiques. Voici donc quelques paroles au sujet de la secte des khawarij dits trop souvent "djihadistes".
Les khawarij sont responsables de la mort de plusieurs milliers de musulmans partout dans le monde.
Sayyid Qoutb, Jouheymane ibou Seif Al 'Outaiby, Oussamah bin Laden, Abou Bakr Al Baghdady le pseudo calife et ceux qui les suivent partout dans le monde, sont sur la voie et les idées de leurs prédécesseurs: 'Abd Allah ibn Wahb Al Rassiby, Nafa' ibn Al Azraq, 'Abde Rahman ibn Mouljame et 'Imrane ibnou Hattane.

L'imam Dja'far Al Firyaby (mort en 301) a authentiquement rapporté dans son livre du destin que l'imam Ayoub Al Sikhtyany (mort en 131) nommé l'ensemble des gens de l'innovation khawarij, et il disait : "Les khawarij ont divergé sur le nom mais ils se sont rassemblé par l'épée."
C’est-à-dire qu'ils sont tous pour la guerre contre les musulmans et leur gouverneur.
Ils sont la secte qui est derrière le meurtre de l'imam 'Othmane ibn 'Affane et de l'imam 'Ali ibn Abi Talib. Prenez garde au vocabulaire innové des journalistes. Prenez garde d'une insouciance qui est pire que l'anesthésie.
Prenez garde d'un journalisme qui trompe les gens dans leur relation avec la réalité des choses. Faisons de notre mieux pour informer correctement et réellement les gens. Personne ne doit être au service du faux.

L'imam Wahb ibn Mounabah (34 - 110 H.) a dit à un jeune influencé par les khawarij :
« J'ai connu le début de l'Islam. Les khawarij n'ont jamais eu d'organisation sans qu'Allah ne l'ai divisé dans la pire des situations. Et aucun d'entre eux n'a manifesté d'opinion sans qu'Allah ait fait tombé sa tête. La communauté ne s'est jamais réuni autour d'un homme des khawarij.
Si Allah aurait donner le pouvoir aux khawarij de concrétiser leurs idées, la terre se serait corrompu, le brigandage serait apparu et le pèlerinage vers la Maison sacrée d'Allah aurait été annulé. La religion de l'Islam serait devenu antéislamique…
» (Tarikh Dimachq)

Al Wazir Yahya ibnou Houbeyra (mort en 388) a dit : « le combat des khawarijs prévaut sur celui des polythéistes, et la sagesse dans cela c'est que dans le combat contre eux il y a la préservation du capital de l'Islam. Tandis que dans le combat des gens du chirk (
polythéisme) il y a la recherche du bénéfice, et la préservation du capital est prioritaire. » Fath Al Bari 12 / 301

L'imam Ibn Kathir (mort en 774, soit en 1373 du faux calendrier occidental) a décrit la façon dont les khawarijs se séparèrent de la jama'a (le groupe uni des musulmans) à son époque, comme s'il s'agissait de la nôtre :
« Ils sortirent sans compagnie, en se faufilant, afin que personne puisse les en empêcher, ils s'enfuirent de chez les pères et les mères, les oncles et les tantes, et coupèrent les liens avec la plupart de leurs proches, pensant, à cause de leur ignorance, leur manque de science et d'intelligence, que cet acte satisfait le Seigneur de la terre et des cieux, sans qu'ils sachent qu'en réalité cela fait partie des plus grands des péchés crapuleux et méfaits gravissime, et de ce qu'Ibliss (Satan) leur a embellit.

Certains réussirent à rattraper certains de leurs enfants et de leurs frères, ils les forcèrent à rentrer et les réprimandèrent, certains d'entre eux revinrent au droit chemin et s'y attachèrent, tandis que d'autres s'enfuirent à nouveau pour rejoindre les Khawarijs, ils furent perdants jusqu'au Jour de la résurrection.
»
Al Bidaya Wal Nihaya (7/287)

Le savant Soulayman ibn Salim Allah Ar Rouhayli (moufti al masjid an-nabawi) a dit : « Et ces gens présents dans le groupe de "Dâ’ich"; parmi eux se trouvent des Khawarij, qui ont donc en eux toutes les caractéristiques des Khawarij, et parmi eux se trouvent des gens en qui il y a une partie des caractéristiques des Khawarij. Et ils sont tous dans l’infraction face à la Sounna, ils nuisent à la communauté et ils détournent la communauté du jihad légiféré. »

Abou Mohammed Ṣalāh Kantūch Al-'Adanī a dit :
« Prenez ceci comme une règle : quiconque est dans l'extrême concernant une chose, il sera laxiste concernant une autre chose.
Exemple : Les khawārij (appelé "Etat islamique" actuellement, ou "Daech" ou "Jabaht An-Nosra") étaient dans l'extrême dans les affaires liées au takfir (rendre mécréant) et ils faisaient preuve de beaucoup de laxisme quand il s'agissait de protéger le caractère sacré du sang des musulmans. »

22/01/2018

Entre l’Islam et l’arrivisme

« La fin justifie les moyens. » 
Cette phrase dont beaucoup de gens ne savent pas vraiment ce qu’elle signifie vient de l’italien Nicolas Machiavel (mort en 1527 G.), penseur et précurseur du libéralisme.

Cet adage (ou cette devise) est une règle corrompue et corruptrice du fait des généralités qu’elle englobe. En effet, si un but ou un objectif est mauvais, le moyen d’y parvenir est alors interdit, même si cela est en apparence islamique. Si un but est islamique, rien ne justifie l’utilisation d’une méthode proscrite en Islam pour y parvenir. 
Autrement dit, ce qui est bon comme but ne peut pas être obtenu par un moyen corrompu et l’homme intelligent trouve dans l’Islam tout moyen licite pour atteindre ce qu’Allah aime.

L’agrément d’Allah ne peut être obtenu en Lui désobéissant. Ce qui doit faire bouger l’homme conscient est l’amour d’Allah, ainsi que l’espoir de Son pardon et la crainte de Lui. Tout ceci à la lumière du Livre d’Allah et de la Sounnah de Son Messager (salla Allahu ‘alayhi wa sallam) avec la compréhension des pieux prédécesseurs.
AbdeSalam


L'imâm Ibn Al-Qayyim (751 H. - 1350 G.) a dit dans "I'lam Al-Muwaqi'in" 3/147:
« Les objectifs ne sont atteints que par les voies et les causes qui y mènent; les voies et les causes sont donc liés, et n'existent que par leur objectif.
Ainsi, les moyens des interdits et des désobéissances sont détestés ou interdits en fonction des objectifs vers lesquels ils mènent et les relations qui les lient avec ces derniers.
De même, les moyens de l'obéissance et du rapprochement sont aimés et permis, en fonction de l'objectif vers lequel ils mènent.
Dès lors, le moyen pour atteindre l'objectif fait partie de l'objectif recherché.
Les deux sont animés par une intention : le dernier à une intention de finalité et le premier à une intention de moyen.

Si Allah interdit quelque chose qui a des voies et des moyens qui y mènent, ceux-ci deviennent illicites et interdits pour que l'interdiction soit effective et consolidée et que les frontières de cet interdit ne soient pas approchées.
Car si les moyens et les voies qui y mènent, restaient permis, cela serait contradictoire à l'interdiction et une tentation pour les âmes.
La sagesse et la science du Très-Haut ne permettent point cela. » T
raduction J. Serhani

23/12/2017

L'Islam et la lutte anti-terroriste

Louange à Allah, Celui qui guide vers la vraie foi, puis que les éloges d'Allah et la paix soit sur celui qui a dit: "Il ne sera pas fait miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde", Mohammed le Messager du Tout Miséricordieux vers l'ensemble des humains. 

Pour prévenir d'un mal, il faut savoir le définir correctement. Tout d'abord, soyons donc d'accord sur ce qu'est que le terrorisme.
"Le terrorisme (al irhab) est l'agression perpétrée par des personnes, des groupes ou des Etats injustement contre l'humain, dans sa religion, son sang, sa raison, son argent, sa personne. Ceci englobe les types d'intimidation, de persécution, de menace et de meurtre sans droit, tout comme ce qui a un lien avec la mafia et le banditisme.
Ceci, ainsi que tout acte de violence ou menace entrant dans l'exécution d'un projet criminel individuel ou collectif ayant pour but de semer la peur contre les gens, ou de le terroriser en les persécutant ou de mettre en danger leur vie ou leur sécurité (...).
Tout ceci sont des illustrations de la corruption qu'Allah - glorifié et élevé soit-Il - a interdit aux musulmans, Il - élevé soit-Il - a dit (selon le sens): { Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs. } [Al Qasass (28), 77]." Fin de citation.
Telle est la définition légiférée établie à La Mecque lors du 16ieme séminaire de la "Ligue islamique mondiale" entre le 21 et 28 du mois de Chawal 1422 (soit du 5 au 12 Janvier 2002). 
  منقول من كتاب "الإرهاب الأسباب والعلاج" للشيخ محمد بازمول إلا أنه يوجد
خطأ في التأريخ ص13

Le terrorisme est une attaque injuste contre un ou des individus méritant la sécurité.
Cela se caractérise par une aliénation des idées et une vision obscure des relations entre les gens. Par exemple l'idée que la "modernité" est un mal ou le fait de qualifier de "moderne" tout ce qui n'a pas de lien avec l'Islam.


La première cause du terrorisme a un lien direct avec la personnalité du terroriste, son état psychologique et l'évolution de ses idées. Au lieu de balayer bêtement le rôle de la psychiatrie, il faudrait mieux donner à chacun les clés pour remédier au terrorisme. C'est en fait un travail multidimensionnel et altruiste dans lequel l'égoïsme et l'égotisme n'a pas de place.
Le terroriste est un corrupteur sans repères religieux fiables. En lui bouillonne la solitude. En lui se bouscule les considérations circonstancielles, les changements et les revirements de situations en lien avec le fil des événements dans notre monde.
L'ignorance de l'Islam chez les terroristes se revendiquant de l'Islam, ou voulant œuvrer pour l'Islam, est souvent si profonde que cela dépasse toute imagination. Ils ne distinguent pas entre un appel au Paradis et un appel au sectarisme auto-destructeur menant en Enfer. Pourtant l'apprentissage de l'Islam pour l'agrément d'Allah guide vers l'ouverture d'esprit, le bien être et la stabilité des idées. Ceci, sans oublier que c'est surtout et avant tout le chemin vers le Paradis.

Le terrorisme est extra jihad. Il n'est pas l'intimidation de l'ennemi trouvable dans le Livre d'Allah, mais il est une inimité et une oppression incompatible avec le jihad dans le sentier d'Allah. Il est une transgression des commandements d'Allah dans le sentier de l'ignorance, l'imprudence, l'impatience, et le sentier des troubles.
Le terrorisme ne sort jamais de l'injustice et il est sujet aux multiples contradictions. Ceci, tandis que le jihad fait partie de l'Islam, une religion qui interdit toute injustice. 
A l'opposé du terrorisme, le jihad a ses causes, ses conditions, ses règles et ses limites. Ayant une maladie en eux, certains jouent avec les mots pour consolider les amalgames. Ils voudraient détruire la distinction entre le terrorisme et le jihad. Ceci est clairement un déni de réalité et une posture hypocrite partant d'une mauvaise intention. En effet, car en Islam la condamnation du crime et de la corruption n'est jamais une simple nuance relative, adaptable ou modifiable en fonction des passions et des situations.
Ce sujet est au coeur de la société. Le malheureux perdant est cet insouciant qui laisse s'infiltrer dans son coeur des croyances autres que la réalité. Ceci se nomme le mensonge. C'est une perversité qui mène en Enfer. Le voleur ne pourrait voler que ton argent, mais le menteur peut voler ta raison, ta saine nature et ta foi en Allah.
La crainte d'Allah et la sincérité envers Lui demeurent la grande dissuasion empêchant de basculer dans le mal.
Tout comme nous ne pouvons pas mettre en danger des âmes sacrées, la prévention du terrorisme ne peut pas être le monopole des charlatans rancuniers. Nous ne pouvions pas éteindre le feu des troubles en y jetant dessus des combustibles. Résilier avec le terrorisme dit jihadisme commence par stopper l'attraction de l'idéologie kharijite. Hélas, beaucoup de gens sont comme un malade ignorant de la médecine voulant se soigner par lui même alors que près de lui se trouve un excellent médecin. Le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam) est le médecin des coeurs et le coeur d'un humain ne peut se reformer que par la connaissance de son message avec la foi en lui.

L'imam Ibn Taymiya a dit: "Le combat est pour celui qui nous combat si nous voulons exposer la religion d'Allah, ceci, car Allah a autorisé de tuer des âmes en cas de besoin pour le bien des gens. Il a dit (selon le sens): {La mécréance (ou l'idolâtrie; la fitnah) est plus grave que le meurtre} [Al Baqarah, 191], cela signifie que même si il y a un mal et une corruption dans le fait de tuer, il y a dans la fitnah des kouffar du mal et de la corruption étant pire que cela. Celui donc qui n'empêche pas les musulmans d'établir leur religion d'Allah, sa mécréance ne nuit que à lui même." Majmou' al fatawa 28/354.
Noyés dans leur entêtement si étrange que satanique, les khawarij contemporains se comportent comme si il n'y avait pas de temps de paix en Islam mais uniquement l'ordre de la guerre en tout temps... Cependant l'égarement ne s'arrête pas ici, puisque leur conception de la guerre et du combat n'a pas de lien avec la miséricorde absolue de l'Islam. En effet, il n'y a pas de Texte indiquant qu'aucun mécréant n'est épargné au moment du combat, bien au contraire comme l'a expliqué l'imam Ibn Taymiya dans ce que j'ai traduis ci dessus. 
Sa parole est générale. Nous trouvons aussi plein de détails chez les pieux prédécesseurs. Ainsi, l'exégète du Livre d'Allah et cousin du Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam); AbdouLlah ibn 'Abbas a dit en expliquant l'interdiction de transgresser dans le verset 190 de sourate al baqarah: "Ne tuez pas les femmes, ni les enfants, ni un vieux, ne tuez pas non plus un malade, ni un aveugle, ni un moine et ni un esclave." (Tafssir Ibn Abi Hatim). Il y a aussi unanimité que le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa salam) a interdit de tuer les femmes et les enfants. Rapporté (sous différentes versions toutes authentiques) par l'imam Malik, Al Boukhari, Mouslim et Abou Daoud.

Les savants ont aussi dit qu'il est interdit de tuer le travailleur, l'artisan, le domestique ainsi que l'handicapé physique ou mental. De plus, le calife droit Omar ibn Al-Khattab a interdit de tuer les agriculteurs en disant: "Craignez Allah dans les paysans qui ne vous ont pas déclarés la guerre." Idem pour l'imam Al Awza'i.

En se penchant sur l'Histoire, nous constatons que les ennemis de l'Islam pratiquaient un terrorisme sans limite. Alors que les guerriers non musulmans atteignent des sommets inhumains dans l'injustice, l'Islam, la seule vraie religion d'Allah approuve la sacralité des civils non combattants.

Comme l'ont dit Mohammed Raslan, AsSan'ani et l'imam Ibn Taymiya, l'avis authentique est celui de la majorité des savants de l'Islam; que le motif autorisant de tuer les mécréants est le fait qu'ils déclarent la guerre aux musulmans. En effet, car si leur mécréance serait le motif, le Messager d'Allah (salla Allaho 'alayhi wa salam) n'aurait pas ordonné d'épargner les enfants et les femmes d'entre eux. De plus, il n'aurait pas indiqué le redoutable châtiment de celui qui tue un non musulman se trouvant sous la protection des musulmans. La Sounna rejoint ainsi le Qur'an.

Ceci dit, le terrorisme kharijite se dirige avant tout contre les musulmans et leurs responsables quand ceux-ci font des fautes ou ce qui est perçu comme péché par les kharijites. Pourtant, comme a dit l'imam Al Mou'alimy (1386 H.): "Les musulmans ont expérimenté la rébellion (contre leur gouverneur) et ils n'ont vus d'elle que le mal."


L'imam Badr A-dine Ibnou Jama'a (639 – 733) a dit: "Si il se produit de l'imam ou du sultan ce qui fait de lui un pervers, il n'est pas destitué pour autant de son imamat; pour cause de ce que cela engendre comme perturbation et convulsion (trouble). Au contraire du quaddi (le juge) si il advient de lui la perversité (al fousq), le plus juste est qu'il se fait destituer." Al-Jami' A-Ra-iq, p. 253.
L'imam Al Baghawi (571 H. – 1122 G.) a dit: "Allah a envoyé l'ensemble de ses Prophètes avec l'institution de la religion, la concorde, le groupe en union (al jama'a) ainsi que le délaissement de la division et de le divergence." Tafssir Sourate A-Choura (42), verset 13

Le savant AbdAllah ibn AbdeRahman Al-Basam (1423 – 2002), rahimahouLlah a dit : 
« Celui qui médite sur la vie du Prophète (صلى الله عليه وسلم) constatera qu’il n’a jamais contraint à embrasser sa religion, ou qu’il n’a combattu que ceux qui le combattaient ; au contraire ceux qui concluaient avec lui une trêve, il la respectait tant qu’eux la respectaient, et il n’a jamais rompu son pacte. 
Plus encore, Allah (سبحانه وتعالى) lui a accordé de respecter son engagement vis-à-vis d’eux, tant qu’ils le respectaient, ainsi Allah (سبحانه وتعالى) dit (selon le sens): { Tant qu’ils se montreront droits (ou loyaux) envers vous, soyez droits envers eux. Car Allah aime les pieux (al-muttaqûn). } [S. At-Tawbah (9), v.7]
Et lorsqu’il est arrivé à Médine, il a établi un traité de paix avec les Juifs et a accepté qu’ils gardent leur religion; et ce n’est que lorsqu’ils l’ont combattu et ont rompu ce pacte qu’il les a combattus. De même, ce sont les mécréants de Quraysh qui ont cherché à le combattre, comme pour la bataille de Uhud ou la bataille du fossé, de même pour la bataille de Badr, ce sont eux qui se sont dirigés vers lui, et s’ils s’en étaient allés, il ne les aurait pas combattus. L’essentiel est que personne n’a jamais été contraint d’embrasser sa religion, et les gens ne l’ont embrassé que par choix. La plupart des gens ont embrassé l’Islam lorsque la guidée et le fait qu’il soit le Messager d’Allah leur sont apparus. » Tawdih Al-Ahkam vol. 6, page 333, 334, traduction AbdAllah abou AbdiLlah Al-franssy

La haine envers l'Etat saoudien est un des symptômes les plus flagrants de l'idéologie terroriste et kharijite.
Ch. Soulaymane Ar-Rouhayli (savant de Médine, hafidhahuLlah) a dit: "Le savoir (al 'ilm), la justice (al 'adl), la civilité (al mourou-a) et la raison; ces quatre choses sont celles qui empêchent l'humain de tomber dans le mal et ceux-là (les khawarij) sont en perte de ces quatre choses." Puis, il raconta l'histoire réelle d'un homme qui a grandi orphelin avec son cousin. Un jour il est partit se former pendant une session de 40 jours dans l'armée saoudienne... Quand il est revenu chez lui, son cousin l'a invité à une promenade dans le désert avec son frère. Il l'a ensuite ligoté; l'un d'eux filme pendant que l'autre le tua...

Allah a dit (selon le sens): { Certes, Allah ne fait pas prospérer ce que font les corrupteurs. } [Younous, 81].


L'imam Abou Bakr Mohammed ibn Al-Walid At-Tourtouchy (451 - 520 H.), rahimahouLlah, a dit: "Sache, qu'Allah te guide, que l'époque est le contenant de ses gens. La tête du contenant est meilleur que son fond, tout comme le haut de la cruche est plus clair et plus pur que son fond. Si donc tu dis: "Les rois d'aujourd'hui ne sont pas comme les rois d'avant", également, les gouvernés ne sont pas comme ceux d'avant. Et que tu blâme ton émir par rapport aux récits et eux exploits des émirs d'avant n'est pas plus vrai et méritoire que ton émir te fasse reproche s'il se penche sur les récits des gouvernés d'autrefois. Si donc le sultan te fait oppression, tu dois alors patienter et le péché  revient sur lui." Siraj Al moulouk p.115, par le biais de Jami' Ar-ra-iq de Mahmoud All 'Awadd 

Se regrouper pour se rebeller contre un dirigeant musulman fait partie du terrorisme définit ci dessus, ceci car le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa salam) a interdit de combattre les dirigeants musulmans. Cette prohibition de la révolte et de la révolution en Islam est un signe de la miséricorde d'Allah; le mal qu'il peut y a avoir dans l'injustice d'un dirigeant musulman envers certaines personnes est un mal moindre par rapport aux troubles qu'engendre la guerre contre lui.

Abou Mansour Al-Azhari Al-Harawy (282 - 370) a dit: "L'homme qui se frotte à sa religion est celui qui s'exerce dans les troubles (fitan) et les construit. Il sort contre son imam (le gouverneur) et nuit donc à sa religion, sans non plus que son exagération en elle lui soit bénéfique. Ceci, comme un chameau galeux parmi les chameaux quand il se frotte contre un arbre; cela le fait saigner et il ne guérit pas pour autant de sa gale." Tahdhib al-lughat 295/12, Al-Jami' Ar-ra-iq p. 194

Parmi les idées malsaines des terroristes kharijites, il y a le fait d'assimiler systématiquement l'amour d'un pays au nationalisme qui est contraire à l'Islam. En effet, il y a souvent dans leurs paroles un rejet exagéré du patriotisme (wattaniya) et du nationalisme. Cela va parfois jusqu'à un rejet du passeport et de la nationalité. Or, comme a dit Mohammed Raslan (le 13/02/1436 - 5/12/2014): 
"L'affiliation à un Etat ou un pays de naissance et d'enfance ne contredit en rien l'affiliation à la communauté de l'Islam, tant que sont respectés en cela les limites de l'Islam." Voir ici en arabe. Le titre du livre se traduit par "L'Islam: miséricorde dans la paix et la guerre" et la citation se trouve p. 69.

Selon certains savants, le calife droit Omar ibn Al Khattab aurait dit: "Allah a donné longue vie aux pays par l'amour des patries."
Le pieux savant AbdeSalam ibn Barjass a dit: "L'amour du musulman pour sa patrie (watan) qui a été établit dans l'Islam et qui est devenu la patrie des musulmans, ainsi que leur pays, est un amour légiféré, à la fois naturel et religieux...". 
Plus loin dans l'audio il cite la parole des enfants d'Israël au temps de Moussa (selon le sens): { Et qu'aurions-nous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, alors qu'on nous a expulsé de nos maisons et qu'on a capturé nos enfants? } [Sourate al-baqarah, v. 246]
Puis il dit: "Celui donc qui a une nature saine et une religion droite trouve dans son coeur la sacralité de son pays comme la sacralité de sa famille, de ses parents et de ses frères. Ainsi, certains sages ont dit: La terre d'enfance se plante dans les âmes une sacralité tout comme la naissance plante dans le coeur une douceur."
Aussi, l'imam Ahmad An-Najmi a expliqué il y a plus de douze ans dans sa réfutation du khariji Al-Maghrawi, qu'il y a dans la nationalité, les cartes d'identités, les passeports et les frontières (qui ne datent pas du colonialisme) des intérêts évidents pour les musulmans. Voir en arabe "A-dourar An-najmiya" p. 161.


On remarque aussi qu'avec sa haine totale envers l'Islam, le tyran libyen Mo'ammar Al-Qadafi avait quasiment le même type de mensonge contre l'Arabie Saoudite que Oussama ben Laden. La méthode: laisser apparaître un semblant d'amour pour l'Islam pour en fait attaquer l'Etat qui respecte le mieux l'Islam et fait des efforts considérables pour le bien des musulmans dans le monde entier (formation et envoi de prêcheur, bonne organisation du pèlerinage, offre de livres, etc.)
Il y a en notre temps des efforts de certaines personnes pour affaiblir les musulmans. Pour cela, il y a le fait que les décrets et les conseils concernant le jihad soient le domaine privilégié des insolents et des hypocrites en lieu et place des grands savants. C'est une volonté satanique récurrente voulant que l'amour du jihad mène les musulmans (ignorants) vers la colère d'Allah et le châtiment douloureux.
Dans une chronique de Décembre 2007, Romain Caillet présente l'imam Al-Albani comme un "opposant au jihad" et une "référence quiétiste". 
De part sa piété, sa détermination dans l'apprentissage et sa persévérance dans cette voie sublime qui mène au Paradis, l'imam Al-Albani est devenu une référence dans tout les domaines de l'Islam. Il n'a jamais été un "opposant au jihad", bien au contraire comme nous pouvons toujours l'entendre dans ses cassettes. Mais de par sa science de l'ordre d'Allah, il mettait en garde contre les révolutions, les attentats suicides et l'exagération dans le takfir, n'en déplaisent aux intrus qui veulent intégrer ces choses dans le jihad et les valeurs islamiques.
Romain Caillet ressemble à ces "journalistes" mécréants qui il y a déjà plus de 20 ans sortirent des Etats-Unis et de l'Angleterre vers le Pakistan pour s'assoir avec Oussama ben Laden et colporter son discours corrompu.

18/12/2017

Regard historique sur le Christianisme et l'invention de Noël

Les romains prétendaient que leurs divinités font leurs affaires dans les cieux et ne se mêlent pas aux affaires des hommes. Comme a dit un philosophe; « il nous est obligatoire de ne pas occuper nos esprits de ce qu'ils (les dieux) veulent de nous, car ils ne veulent rien de nous. »
Telle était la théorie de la philosophie ; les dieux sont seulement des modèles pour les gens dans leurs comportements. Ils ne savent rien. Mais ce qui comptait  avant tout pour eux, c'est que ces dieux n'ordonnent rien, n'interdisent rien, ne légifèrent rien et ne jugent rien... 
Ces philosophes et politiciens païens avaient donc l'idée de la séparation entre la vie du peuple et les commandements divins.

Mais fini le temps de l'ignorance, depuis la révélation du dernier Livre, nous savons désormais clairement ce que l'unique Vrai Dieu veut de nous. Fini les dieux païens qui ne parlent jamais, ne font pas miséricorde et ne guide pas. Fini l'idée de la séparation entre nos vies et Celui qui nous a donné la vie. Fini l'idée de la séparation entre la religion et nos responsabilités quotidiennes...  

Allah notre Seigneur a promis le Paradis 
aux croyants sincères, et Il ne manque jamais à Sa promesse. Il a fait de l'Islam le centre du profit et de la réussite. 
Finie la médiocrité et l'amertume d'une religiosité pleine d'incertitude. L'envoi du Prophète Mohammed (salla Allahu 'alayhi wa salam) à toute l'humanité est la plus grande des miséricordes venant d'Allah

Mohammed - 
صلى الله عليه وسلم - est en effet l'homme que notre Seigneur a élu pour transmettre Sa religion.
L'imam Ahmed ibnou Taïmiya 
رحمه الله a dit à son sujet :
« Et celui qui aura examiné les situations du monde, se sera éclairci pour lui le fait qu'Allah n'a pas comblé les gens de la terre d'un bienfait plus immense que celui de son envoi (prière d'Allah et paix sur lui), et que ceux qui ont rejeté son message, sont ceux sur lesquelles Allah 
تعالى a dit dans le Qur'an (selon le sens) : { Ne vois-tu point ceux qui troquent le bienfait d'Allah contre l'ingratitude et établissent leur peuple dans la demeure de la perdition (l'Enfer). } [Ibrahim: 28].  
C'est pour cela qu'il a caractérisé par la reconnaissance (le remerciement) celui qui a accepté ce bienfait (l'Islam), Il a ainsi dit – élevé soit-Il - { Ainsi, éprouvons-Nous (les gens) les uns par les autres, pour qu'ils disent : “Est-ce là ceux qu'Allah a favorisés parmi nous ?” N'est-ce pas Allah qui sait le mieux lesquels sont reconnaissants ? } [Al An'am: 53, TRSV]. » Fin de propos (voir Al djawab as-sahih).

On ne peut pas renier que certaines facettes du christianisme soient un moindre mal par rapport au paganisme romain et celte, mais pour un diagnostic concret et efficace il faut reconnaître ce qui a fait la gloire de l'Islam.

"Noël" ; origine historique de la fête...

La disparition progressive des savants de l'Evangile en Europe, l'hypocrisie de certains et les pressions politique exercées par le pouvoir romain alors en place ; tels sont les éléments principaux qui ont conduits les chrétiens à des concessions qui ont détruites leur religion. Faire comprendre aux européens les droits de Dieu n'était pas la préoccupation des représentants dits chrétiens.

Leurs intérêts étaient dirigés par l'amour de la vie mondaine. Ils ne pouvaient pas guider les européens vers le monothéisme, car leur conception de la nature même du Prophète Jésus était imprégnée par les idées païennes. Ils furent en discorde et en divergence entre eux sur les bases de la religion. Sans fondements fiables, leur prédication ne pouvait se faire que dans la pire des confusions. 
Inévitablement il en fut ainsi; adoption de croyances, de rites païens et de pratiques culturelles en contradiction totale avec l'Evangile et la religion du Messie fils de Marie.

Le carnaval en est un exemple flagrant. Mais surtout et encore plus de la fête de "Noël". Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ? La plupart des chrétiens considèrent "Noël" comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ!

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux. L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile. Si l’histoire de la naissance du Messie se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Issa (Jésus) ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste.

En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suiveurs l’auraient certainement fêtée.
Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église catholique romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est 
à dire que cette fête est d’origine païenne. 
Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog : «… la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, faussement désigné "Fils de Dieu"... Puis, ce fut le pape Jules 1er qui en l’an 320 du calendrier, avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ.

Dès lors, le christianisme deviendrait une "religion" attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adoptée cette fête païenne.

Pour finir, notons qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la fête de Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne… Pas de salut pour les hommes sans monothéisme. Pas de salut dans la conversion à une religion anthropomorphique qui ne différencie pas le Créateur de ses créatures. Pas de salut par les chants à côté des statues et des crucifix; pas de salut sans Islam...

Pour ne pas tomber dans la malédiction du Tout Puissant il faut refuser l'hypocrisie d'une éducation laïc et la mascarade d'une fausse culture. Il faut reconnaitre comment Allah a œuvré dans l'Histoire des hommes. Comment ils les a éprouvé pour qu'une distinction nette se fasse entre les gens du Paradis et les gens de l'Enfer. Puis il faut L'adorer en Lui demandant la guidance dans le droit chemin.
AbdeSalam

10/12/2017

Pas de contrainte en religion

Allah تعالى a dit dans Son Noble Livre: (لا إكراه في الدين), soit selon son sens: {Nulle contrainte pour la religion} [Sourate Al-Baqarah : 2, 256].

L'imam AbdeRahman ibnou Yahya Al-Mou'alymy (mort en 1386 H.) est un savant yéménite qui a laissé beaucoup d'écrits bénéfiques.
Voici en résumé ce qu'il a dit sur les enseignements et les indications que nous pouvons extraire de cette Parole d'Allah
- Il n'est pas possible de faire entrer dans la religion par contrainte. 
- Il n'y a pas dans la religion de contrainte qui soit injustice. 
- Le mot religion (Dine) est général, englobant ainsi l'Islam, la Foi (al imane) et la bienfaisance (al ihsane) comme dans le hadith de Jibril. 
- Les œuvres religieuses sont conditionnées par l'intention, et l'intention ne peut pas s'obtenir par contrainte. 

- L'objectif du jihad n'est pas de contraindre à la religion. 
- Le verset n'est ni abrogé, ni abrogeant.
- Sa Parole est une négation tout comme il est une interdiction. Les exégètes sont unanimes que "ne forcez personne à entrer dans l'Islam" est un sens vrai du verset de part la clarté de la droiture. 
- Le verset a une excellente position par rapport à ceux qui le précèdent, de telle sorte qu'il vient comme un empêchement de tomber dans l'exagération au nom du jihad par amour de la vérité et l'envie qu'elle soit acceptée par les gens.
Majmou' rasa-il al tafsir, p. 180 – 186 (voir aussi Tafssir et Ahkam Al-Qur'an Al-Karim de l'imam Ibn Al-'Othaymine)

L'imam Ibnou Taymiya (mort en 728, soit 1328) a dit (dans Al-djawab as-sahih) en évoquant le califat de 'Omar ibn Al Khattab, que beaucoup de gens au Cham sont entrés dans l'Islam.
Le commun des paysans et autres qu'eux étaient en général des chrétiens. Il n'y avait pas parmi les musulmans ceux qui travaillent l'agriculture.
Ensuite, la plus part des gens là bas sont devenus musulmans de leur bon gré, et non pas par contrainte; "car contraindre les gens de la Dhima à l'Islam n'est pas permis, comme Allah a dit (selon le sens) : { Pas de contrainte en religion, car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghout (Satan) tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. } [Al Baqarah]." Fin de citation.

'Omar ibn Al Khattab (raddi Allahu 'anhu) avait un homme chrétien nommé Asbaque qui travaillait pour lui. Il lui a expliqué l'Islam et l'a invité à l'Islam, mais il a refusé de se convertir. 'Omar a alors dit: "Point de contrainte en religion".

Abou AbdiLlah Al-Qourtoubi a évoqué dans son tafsir (exégèse), selon l'imam Zayd ibn Aslam, selon son père (l'associé de 'Omar ibn Al Khattab) que 'Omar (raddi Allahu 'anhu) a invité à l'Islam une vieille femme chrétienne et elle a refusé en disant: "Je suis une grande vieillarde, et la mort est proche de moi!" 'Omar a alors dit: "O Seigneur soit Témoin" puis il a récité le verset (TRSV) { Pas de contrainte en religion }.

Al-Raghib Al-Assfahany (savant du cinquième siècle) a dit dans "Moufradate Alfadh Al-Qur'an" :
« Nulle contrainte dans la religion, c'est-à-dire dans l'obéissance. Celle-ci ne peut être que dans la vérité et la sincérité. Cette dernière ne peut avoir lieu dans la contrainte. On dit aussi que ce verset concerne les gens du Livre qui paient le tribut. »
L'imam 'AbdeRahman As-Si'dy At-Taymimy (mort en 1376 ; soit en 1956 رحمه الله) a dit dans son exégèse au sujet de ce verset :
« Allah informe qu'il n'y a pas de contrainte en religion, car la contrainte ne peut avoir lieu que pour une chose dont les éléments sont cachés et aux effets ambigus, ou une chose détestable pour l'âme.
Or l'Islam est droit, clair pour la raison. Celui qui le voit le choisit, alors que le mal intentionné dont l'âme est pernicieuse voit la vérité mais choisit l'erreur, voit le bien et choisit le mal. Celui-ci, Allah n'a pas à le contraindre, c’est inutile, car le contraint ne peut nourrir une vraie foi. »

Mohammed ibn Isma-il As-San'ani (1182 H. / 1769 G.) a dit: 
"Ceci (le verset) est un Texte général selon lequel nous ne contraignons personne pour la religion. Si donc le mécréant devait être combattu jusqu'à ce qu'il se soumette (à Allah; se convertisse), ceci serait alors la plus immense des contraintes pour la religion. 
Et certes, le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa sallam) et les croyants avec lui faisaient prisonnier les hommes et les femmes, parmi les idolâtres sans les contraindre à l'Islam. (...) 
Il n'a jamais contraint de femme à l'Islam, il a conquit La Mecque tandis que sa population est idolâtre sans jamais contraindre personne à l'Islam. Au contraire, il a accordé la sécurité à ceux qui ne l'ont pas combattu. (...) 
Quant aux chrétiens; il a envoyé des messagers qui appellent les gens à l'Islam de leur plein g et non par contrainte, des chrétiens et d'autres sont entrés dans l'Islam. C'est alors qu'ils ont tues certains qui se sont convertis parmi eux. Les chrétiens sont donc ceux qui ont injustement commencés le combat."
Ensuite, il dit que le koufr n'est donc pas la seule cause de l'obligation du quital (combat) contre les kouffar, mais c'est un koufr avec une nuisance envers l'Islam et les musulmans. (Bath fi quital al-kouffar)
Et comme a dit Al-Mou'alymy, les kouffar sont injustes dans le sens qu'ils contraignent les musulmans au combat contre eux (ceux-ci quand ils ont les moyens de se défendre, que dire alors quand ils massacrent des musulmans et ils savent pertinemment que ceux-ci sont impuissants...)

Le Livre d'Allah s'explique avant tout par Lui même. Ainsi ,on trouve qu'Allah a aussi dit : (أفأنت تكره الناس حتى يكونوا مؤمنين), traduction du sens : { Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? } [Younous : 10, v. 99]. Verset qui a une ressemblance avec Sa Parole de la non-contrainte dans sourate Al-Baqarah, comme l'a bien dit l'imam Mohammed Al-Amine A-Chanquity, rahimahouLlah.

L'imam Ibn Kathir a dit au sujet du verset: « Cela signifie que vous ne devez contraindre personne à embrasser l’Islam, car l’islam est clair en ses preuves, et il ne demande pas à ce que quelqu’un soit contraint pour l’embrasser. Au contraire, celui qu’Allah guide vers l’Islam, dont il épanouit la poitrine et illumine le regard, y entrera avec conviction ; alors que celui dont Allah aveugle le cœur, et scelle l’ouïe et la vue, il ne lui sera d’aucune utilité d’embrasser l’Islam sous la contrainte. » (cf. « Tafsîr Ibn Kathîr » vol.2 p.444). Traduction 'AbdAllah Abou 'AbdiLlah Al-franssy

En l'espace de quelques lignes, Voltaire (le célèbre mécréant parisien du 18ieme siècle) est revenu à la raison et il cite des vérités…!
Dans son livre "Traité sur la tolérance", il cite en effet Anne Gabriel Henri Bernard, comte de Boulainvilliers (mort en 1798):
"C’est un zèle barbare que celui qui prétend planter la religion dans les cœurs, comme si la persuasion pouvait être l’effet de la contrainte."
Il cite aussi Justin de Naplouse le philosophe du deuxième siècle : "Rien n’est plus contraire à la religion que la contrainte."

AbdeSalam Abou Yahya