10/12/2017

Pas de contrainte en religion

Allah تعالى a dit dans Son Noble Livre: (لا إكراه في الدين), soit selon son sens: {Nulle contrainte pour la religion} [Sourate Al-Baqarah : 2, 256]
L'imam AbdeRahman ibnou Yahya Al-Mou'alymy (mort en 1386 H.) est un savant yéménite qui a laissé beaucoup d'écrits bénéfiques.
Voici en résumé ce qu'il a dit sur les enseignements qu'il y a dans ce verset d'Allah: 
- Il n'est pas possible de faire entrer dans la religion par contrainte. 
- Il n'y a pas dans la religion de contrainte qui soit injustice. 
- Le mot religion (Dine) est général, englobant ainsi l'Islam, la Foi (al imane) et la bienfaisance (al ihsane) comme dans le hadith de Jibril. 
- Les œuvres religieuses sont conditionnées par l'intention, et l'intention ne peut pas s'obtenir par contrainte. 

- L'objectif du jihad n'est pas de contraindre à la religion. (Majmou' rasa-il al tafsir, p. 180 – 186)

L'imam Ibnou Taymiya (mort en 728, soit 1328) a dit (dans Al-djawab as-sahih) en évoquant le califat de 'Omar ibn Al Khattab, que beaucoup de gens au Cham sont entrés dans l'Islam.
Le commun des paysans et autres qu'eux étaient en général des chrétiens. Il n'y avait pas parmi les musulmans ceux qui travaillent l'agriculture.
Ensuite, la plus part des gens là bas sont devenus musulmans de leur bon gré, et non pas par contrainte; "car contraindre les gens de la Dhima à l'Islam n'est pas permis, comme Allah a dit (selon le sens) : { Pas de contrainte en religion, car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Taghout (Satan) tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. } [Al Baqarah]." Fin de citation.

'Omar ibn Al Khattab (raddi Allahu 'anhu) avait un homme chrétien nommé Asbaque qui travaillait pour lui. Il lui a expliqué l'Islam et l'a invité à l'Islam, mais il a refusé de se convertir. 'Omar a alors dit: "Point de contrainte en religion".

Abou AbdiLlah Al-Qourtoubi a évoqué dans son tafsir (exégèse), selon l'imam Zayd ibn Aslam, selon son père (l'associé de 'Omar ibn Al Khattab) que 'Omar (raddi Allahu 'anhu) a invité à l'Islam une vieille femme chrétienne et elle a refusé en disant: "Je suis une grande vieillarde, et la mort est proche de moi!" 'Omar a alors dit: "O Seigneur soit Témoin" puis il a récité le verset (TRSV) { Pas de contrainte en religion }.

Al-Raghib Al-Assfahany (savant du cinquième siècle) a dit dans "Moufradate Alfadh Al-Qur'an" :
« Nulle contrainte dans la religion, c'est-à-dire dans l'obéissance. Celle-ci ne peut être que dans la vérité et la sincérité. Cette dernière ne peut avoir lieu dans la contrainte. On dit aussi que ce verset concerne les gens du Livre qui paient le tribut. »
L'imam 'AbdeRahman As-Si'dy At-Taymimy (mort en 1376 ; soit en 1956 رحمه الله) a dit dans son exégèse au sujet de ce verset :
« Allah informe qu'il n'y a pas de contrainte en religion, car la contrainte ne peut avoir lieu que pour une chose dont les éléments sont cachés et aux effets ambigus, ou une chose détestable pour l'âme.
Or l'Islam est droit, clair pour la raison. Celui qui le voit le choisit, alors que le mal intentionné dont l'âme est pernicieuse voit la vérité mais choisit l'erreur, voit le bien et choisit le mal. Celui-ci, Allah n'a pas à le contraindre, c’est inutile, car le contraint ne peut nourrir une vraie foi. »

Mohammed ibn Isma-il As-San'ani (1182 H. / 1769 G.) a dit: "Ceci est un Texte général selon lequel nous ne contraignons personne pour la religion. Si donc le mécréant devait être combattu jusqu'à ce qu'il se soumette (à Allah; se convertisse), ceci serait alors la plus immense des contraintes pour la religion. 
Et certes, le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa sallam) et les croyants avec lui faisaient prisonnier les hommes et les femmes, parmi les idolâtres sans les contraindre à l'Islam. (...) 
Il n'a jamais contraint de femme à l'Islam, il a conquit La Mecque tandis que sa population est idolâtre sans jamais contraindre personne à l'Islam. Au contraire, il a accordé la sécurité à ceux qui ne l'ont pas combattu. (...) 
Quant aux chrétiens; il a envoyé des messagers qui appellent les gens à l'Islam de leur plein g et non par contrainte, des chrétiens et d'autres sont entrés dans l'Islam. C'est alors qu'ils ont tues certains qui se sont convertis parmi eux. Les chrétiens sont donc ceux qui ont injustement commencés le combat."
Ensuite il dit donc que le koufr n'est pas la seule cause de l'obligation du quital (combat) contre les kouffar, mais c'est un koufr avec une nuisance envers l'Islam et les musulmans.

Allah a aussi dit : (أفأنت تكره الناس حتى يكونوا مؤمنين), traduction du sens : { Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? } [Younous : 10, 99].

En l'espace de quelques lignes, Voltaire (le célèbre mécréant parisien du 18ieme siècle) est revenu à la raison et il cite des vérités…!
Dans son livre "Traité sur la tolérance", il cite en effet Anne Gabriel Henri Bernard, comte de Boulainvilliers (mort en 1798):
"C’est un zèle barbare que celui qui prétend planter la religion dans les cœurs, comme si la persuasion pouvait être l’effet de la contrainte."
Il cite aussi Justin de Naplouse le philosophe du deuxième siècle : "Rien n’est plus contraire à la religion que la contrainte."

09/12/2017

Un imposteur nommé Oussama Ben Laden

Dans un hadith unanimement reconnu, le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a égalisé entre celui qui délaisse sa religion et celui qui se sépare du groupe des musulmans (al djama'a). Oussama Ben Laden était un rebelle opportuniste et arriviste en quête de notoriété. En fuyant son pays d'origine, il a mit en péril son Islam et atteint des sommets dans la trahison.

Parmi ses principaux mensonges avérés nous pouvons citer :
1.  Que les savants d'Arabie Saoudite sont des pervers
2.  Que le roi Fahd portait une croix chrétienne autour du cou
3. Qu'une partie de l'Arabie resta sous occupation américaine (après le retrait de la coalition contre Saddam Husayn et son armée envahissante)
4.  Que l'Etat saoudien a financé les chrétiens au Liban et au Soudan contre les musulmans.
Hypocrisie / kharijisme / takfirisme / jihadisme / terrorisme / faux jihad

01/12/2017

Jihadisme, jihadologie ou métamorphose de la religiosité

En Janvier 2015, "Mediapart" s’est procuré la totalité du corpus des textes saisis en 2010 aux domiciles de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, deux des trois auteurs des attentats.

On y trouve un cyber livre (anonyme et en français) datant de 2009 ("les savants du sultan"). A la fin il y a une une critique lamentable du moufti 'AbdAl'Aziz All A-Chaykh et aussi par déduction de la plus part des savants d'Arabie Saoudite pour leur proximité avec les autorités du pays...
En fait, ce genre d'attaque ne date pas de 2009. Il y a presque 20 ans, le noble savant AbdeSalam ibn Barjass a sorti un livre de 95 pages sur le sujet ayant pour titre "Qat'ou al-mira fi houkm doukhoul al-'ullamah 'ala al oumara" (La fin de la querelle sur l'accès des savants aux émirs ou "la fin de la querelle sur le jugement de l'entrée des savants chez les émirs").
Il cite neuf récits prophétiques prouvant l'autorisation, la recommandation ou l'obligation pour les savants ou autres d'entrer chez les émirs ou autres gens du pouvoir.

Avant les traductions de son livre (rahimahouLlah), voici ce qu'on peut lire dans le livre khariji saisi par la police:
"D’après Zayd ibn Aslam qui rapporte cela de son père, Le Prophète Muhammed ‘Aleyhi salat wa salam a dit : « Le Djihad ne cessera d’être doux et agréable, tant que l’eau tombera du ciel. Mais il viendra un temps pour les hommes où certains lecteurs parmi eux diront :
« Ceci n’est plus l’époque du Djihad»
Celui qui vivra ce temps quelle merveilleuse période pour le Djihad.
Les Compagnons radhi Allahu ‘Anhum dirent :
- Y'aura-t-il quelqu'un pour dire cela ?
Il (‘Aleyhi salat wa salam ) dit :
- Oui celui qui sera maudit par Allah Subhanahu wa Ta’aala, ses anges, et le reste des gens. »" Fin de citation...

Premièrement la traduction n'est pas correcte. Deuxièmement, pour embellir son oeuvre il cite qui rapporta le hadith sans parler de la chaîne de transmission. Mais en vrai le hadith n'est pas de Zayd Ibn Aslam selon son père mais de AbdeRahman ibn Zayd ibn Aslam (Al 'Adawi) selon son père ! Et les savants du hadith (comme a dit Ibn Al Jawzi) sont unanimes que AbdeRahman n'est pas fiable mais faible (bien qu'il soit un bon exégète), tout comme ses deux frères. De plus, Zayd ibn Aslam (mort en 136, rahimahouLlah) est un imam pieux et fiable mais il n'a jamais entendu ni rencontré le Messager d'Allah (salla Allahou 'alayhi wa sallam).
Un ignorant qui lit pourrait croire que le hadith est authentique mais il est faible. Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Les khawarij n'ont aucune pudeur de mentir quand il s'agit de propager la haine contre les vrais savants de l'Islam (comme Mohammed Al-Jami, Rabi' Al Madkhaly ou le moufti Abd Al Aziz) et d'amener les gens vers leur vision du jihad et de la politique qui ne représente que leurs passions. Mais par la grâce d'Allah, leur sectarisme si obscur qu'aveugle est de plus en plus démasqué.

Quelques mots en réponse à ce livre khariji (et anonyme) rempli d'ambigüités et d'erreurs:

L'imam At-Tirmidhi a rapporté dans son recueil (n. 2259) du sahabi Ka'b ibn 'Ujra (raddi Allahu 'anhou) que le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a dit: 
"Il y aura après moi des émirs menteurs et injustes. Celui donc qui entre chez eux en les approuvant dans leur mensonge et en les soutenant dans leur injustice, je ne suis alors pas de lui et il n'est pas de moi. Il ne s'abreuvera pas de mon Bassin (au Jour du Jugement).
Celui qui se rend chez eu, ne les approuvant pas dans leur mensonge et leur injustice, il est alors de moi et je suis de lui.
Hadith jugé authentique par At-Tirmidhi, l'imam Ibn Al-Wazir, Ibn Al-Amir As-San'ani, l'imam Mouqbil Al-Wadi'i (dans As-Sahih al-mousnad n. 1092) et par l'imam Al-Albani.
L'éminent savant AbdeSalam ibn Barjess (mort en 1425, soit en 2004, rahimahouLlah) a dit:
"Ce hadith prouve que celui qui entre chez l'autorité juste est louable en toute circonstance. Ceci, car il (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a loué celui entre chez l'autorité injuste en conseillant ou pour stopper les soutiens de sa tyrannie. Celui donc qui entre chez l'autorité juste mérite plus la louange car il ne trouvera chez lui que droiture et justice. La plus part du temps il n'y a pas de peur d'être éprouvé tournée vers lui, son rôle est alors de conseiller, de rappeler et consulter sincèrement."


Dans un hadith on trouve: "Celui qui se rend à la porte du sultan sera éprouvé." Quelle est donc cette épreuve (fitnah)? Comme a dit le Chaykh Ibn Barjass; elle s'explique par la première partie du hadith précèdent (hadith Ka'b).

L'imam Abou 'Ali Al-Hassan Ibn Al-Banna Al-Hanbali (mort en 471 H.) a dit: "Ce qui est évoqué comme blâme, ceci n'est que concernant celui qui les fréquente (les sultans) pour calomnier un musulman ou approuver, ou soutenir un mal. Il est donc obligatoire de rattacher les récits durs sur le sujet en fonction de cela, en rassemblant entre les preuves."

Le juge 'Iyad rapporte dans "Tartib al madarik" que l'imam Malik ibn Anas a dit: "Le devoir de tout musulman ou homme auquel Allah a mit dans son coeur quelque chose du savoir et de la compréhension est d'entrer chez celui qui a du pouvoir (sultan) pour lui ordonne le bien, lui proscrire le mal et le sermonner pour que soit clarifier aux gens l'entrée du savant chez autrui. Car le savant n'entre chez le sultan que pour cela. Et si cela se fait, alors c'est le mérite au delà duquel il n'y a pas de mérite."

Au quatrième siècle, Al-Hakim At-Tirmidhi (Mohammed ibn Ali) a dit dans un de ses livres: "Ne vois-tu pas que les Compagnons du Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) entraient chez leurs émirs ? Ils mangeaient avec eux et les accompagnaient. Parmi eux il y en a qui entre chez Al Hajjaj (en Iraq), Al Moukhtar (al kadhab) ou encore chez Yazid Ibn Mou'awiya (qui était pieux contrairement aux deux autres). Ils acceptent leurs bienfaisances et se mélangent à leurs affaires. Parmi ceux-là: Ibn 'Omar, Ibn 'Abbas, Anas ibn Malik, Al Hassan et Al Houssayn, raddi Allahu 'anhoum." Ensuite il a cité 11 savants parmi les tabi'ines (disciples des sahabas). On peut aussi

Les savants parmi les pieux prédécesseurs entretenaient des relations convenables avec les émirs et gouverneurs de leur temps. En Iraq, l'imam Ibrahim ibn Yazid An-Nakha'i (mort en 96) a visité un émir. Celui-ci l'a alors fait monter sur un cheval de charge, l'a habillé d'un vêtement et lui a donné mille dirham. Ibrahim a accepté cela sans refus et il n'y a eu aucun mauvais mot venant des gens. Aussi, il achetait parfois des oies et les faisaient grossir pour ensuite en offrir aux émirs.

L'imam An-Nassa-i rapporta de 'Aicha (raddi Allahu 'anha) que le Messager d'Allah (salla Allahu 'alayhi wa sallam) a dit:
"Celui parmi vous qui s'est vu confier un travail et à qui Allah a voulu du bien, Il lui accordera un wazir (un ministre ou un soutient) pieux; si il oubli celui-ci lui rappellera et si se rappelle, celui-ci l'aidera." et dans une version: "Si Allah veut du bien à l'émir...". Authentifié par Al Albani dans As-Sahiha n. 489.
Le mot francophone "vizir" vient du mot arabe wazir et c'est le sens de ministre.
Al 'allamah AbdeSalam ibn Barjass a dit: "Puisque l'entrée du wazir chez l'émir est autorisée, l'entrée d'autre que lui qui est connu pour son savoir, son conseil et sa sagesse également. Ceci car le sens de la Loi est l'assiduité à ce que l'entourage du sultan soit les gens de bien et de piété."
L'imam pieux Abou 'Omar Ibn Abd Al-Barr a dit: "Si l'émir ou le califat fréquente continuellement les ulémas, il sera alors plus digne d'être juste et de confiance." At-tamhid 8/28.

L'imam yéménite Mohammed ibn Al-Wazir (mort en 840 H.) a dit dans Al-'Awassim (8/246) a dit que la plus part des prédécesseurs ont fréquenté les rois, ou leur ont écrit, ou ont accepté leurs dons.
Selon les savants, pour entrer chez un roi ou un chef politique il y a comme condition l'absence de courtisanerie. La courtisanerie (al moudahana) est interdite. Elle signifie qu'une personne compromette sa ou foi et sa religion au profit d'un bien mondain et éphémère.

منقول من الكتاب قطع المراء لعبد السلام بن برجس وللفائدة ينظر كتاب تحفة الوزراء لابي منصور الثعالبي

Al 'allamah Mohammed A-Chawkani a un magnifique livre (de 26 pages) sur le statut des liens entre savants et gens de pouvoir (raf' al-assattin fi houkm al-itissal biasalattin). Il explique que Satan le maudit ne serait pas plus content que de cette chose; que les savants de l'Islam fuient les gens de pouvoir puis que ceux-ci transgressent au grand jour les Lois de l'Islam et disent: "Nous sommes ignorants, personne ne nous a enseigné, les savants de l'Islam ont fuient de nous".

Maintenant, ne sois plus étonné de la médiatisation de ceux qui veulent métamorphoser ou écraser l'Islam de l'intérieur. Beaucoup se revendiquent de la Sounnah, mais ils s'acharnent contre le savant sunnite considéré chez eux comme le premier individu apparent faisant obstacle à la falsification de l'Islam.
Pourtant, comme a dit al 'allamah 'Obayd Al-Jabiri (hafidhahuLlah): 
"Les expériences ont certes prouvées, à travers l'Histoire, que les grands savants sont ceux qui dissipent l'angoisse des problèmes dans les grands malheurs (an-nawazil). Par eux la parole s'unie et les gens de la Sounnah se fortifient. Ils sont en effet les défendeurs de la Sounnah et de ses partisans en toute époque et en tout lieu." (Tabsir al-khalf bicharh a-tuhaf min madhab as-salaf)


En lisant les ahadith, les versets ou les paroles des pieux savants que citent les gens de la passion, certains se laissent influencer par leur innovation "jihadiste" ou se mettent en colère pour un motif qui n'est pas islamique. Mais comme a dit Soulaymane Ar-Rouhayli:
"La méthodologie des gens de la Sounnah et des gens de science, c'est qu'ils regardent les preuves de façon globale. Ils se penchent sur la Sounnah et la perçoivent dans son ensemble. Tandis que la méthodologie des gens de la passion, c'est qu'ils choisissent (les Textes) et résument en fonction de leurs passions. Ils prennent donc des preuves (de la Révélation d'Allah) ce qui est conforme à leur passions et mettent les preuves aux suivies de leurs passions."
Il explique aussi que la Sounnah est comme une construction pyramidale. Celui donc qui la regarde d'en haut voit tous ses recoins et s'éclaircit pour lui son image réelle. En revanche, celui qui la regarde d'en bas ne voit que ce qui est devant lui...

Wa al-hamdouliLlah. AbdeSalam

27/11/2017

Sur le chemin...

Le Livre d'Allah est persuasif avant tout de par son effet sur les coeurs, puis son éloquence et son style rhétorique inimitable. 
Parole d'Allah descendue à laquelle l'homme n'a pas le droit d'être détourné, lumière sur lumière, Allah Le Plus miséricordieux des miséricordieux a honoré l'homme par la lecture et la compréhension du plus haut degré de la perfection, un Livre étonnant, immuable, splendide. Celui qui ne connait pas d'état d'âme plus pénible que la confusion trouvera dans cette révélation l'anse la plus solide qui guide vers tous les biens et efface tous les maux...

Le Seigneur et Créateur de toutes les merveilles est le seul méritant l'adoration. Personne ne fait erreur sur l'Unicité d'Allah dans l'adoration, si ce n'est par manque d'estime envers l'Unicité de la Seigneurie...

07/11/2017

Vers le Paradis, si Allah le veut...

Le français Charles Dollfus disait en 1861 : « Le catholicisme proprement dit nous offre le spectacle d'une secte qui a réussi à triompher des autres : il n'est rien de plus, il n'est rien de moins. » 
Le protestantisme n'est pas pour autant la vraie religion de Jésus. Ce triomphe catholique avait pour cause l'inexistence de la prédication islamique dans la société.
Nous sommes musulmans...
Avons nous seulement conscience de l'immensité du bienfait d'Allah -élevé soit-Il- sur nous ?
Pour cheminer vers le Paradis jusqu'à la mort, il faut sans cesse avoir en souvenir le bienfait de l'Islam et oeuvrer en toute reconnaissance envers notre Créateur. 
Ce rappel vital dans notre cheminement vers Allah est-il présent dans nos prières et notre quotidien ? Combien de nos parents se sont perdus dans le christianisme, ceci, sans parler des ancêtres plus lointains ? Aucun croyant ne leur a montré le bon chemin, et pourtant, beaucoup aurait aimé cela.

Aimé Michel disait en 1972 : « Examiné du point de vue des causes visibles, le christianisme n'est rien qu'une secte qui a réussi. »  
Ces mots sont comme une constatation déchirante et comme un cri de désespoir dans un pays en attente de vérité.

Et qu'es que cette "réussite" quand on sait que par l'appel de cette secte, Satan, l'ennemi d'Allah, a inévitablement été adoré ? Il n'y a pas de réussite pour celui qui attaché à cette secte jusqu'à la mort sera jeté en Enfer pour ne jamais en sortir. 

Ils montrent leurs croix mais leurs coeur est vide de foi. Si les calvaires, les églises, les collèges, les châteaux et les maisons abandonnés pouvaient leur parler, ils diraient probablement : "Vous êtes les zombies de l'Histoire, les morts vivants et les vivants morts, vous avez tout perdu...

Allah glorifié et Élevé soit-Il- a dit (selon le sens) : { Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. } [All 'Imrane (3), v. 85].

04/11/2017

Le "djihadisme" chez Pierre Puchot et Romain Caillet

L'opposition entre l'idéologie kharijite et l'Islam...

Critique du livre ayant pour titre : "Le combat vous a été prescrit, une histoire du jihad en France" de P. Puchot et Romain Caillet, sorti le 25 Octobre 2017.

Au commencement, il faut remarquer que le terme jihadisme (jihadiya, ou fikr jhadi) est sorti il y a seulement environ 40 ans, par le biais des gens de l'innovation se revendiquant de l'Islam. C'est une ruse venant d'eux (surtout des livres de Abou Mous'ab Al Souri), et ce n'est pas une étymologie islamique, ni arabe (dans la langue, ceux qui ne font pas le jihad ne se nomment pas "jihadiyoun"). 

Par complaisance avec les membres des sectes terroristes (ou ses sympathisants), Pierre et Romain parlent de "dogme du jihad". 
Dans les faits, en Islam le jihad n'est ni un dogme, ni un pilier. Certes, le dogme islamique englobe tout ce qui fait partie de la foi authentique, mais derrière l'expression untel "fait son entrée dans la 'aqida ("dogme") du jihad" il y a le désir malsain d'encrer les passions des khawarijs (rebelles dits "jihadistes") dans la réalité du jihad. Il y a cette obsession à vouloir salir (ou falsifier) ce qui fait vraiment partie de l'Islam en y introduisant ce terrorisme qui fait couler le sang qu'Allah a clairement rendu sacré. 
Et si ce n'est pas l'intention des auteurs, alors pourquoi cet acharnement dans les amalgames et les mensonges alors qu'ils ont déjà fait l'objet de conseils sur le sujet auparavant ?



D'un point de vue purement historique (Histoire contemporaine), les preuves que le "djihadisme" n'a pas pour origine la prêche salafie sont nombreuses. J'évoque ici deux choses notables occultées dans le livre.
Premièrement, ceux qui de nos jours excommunient Mohammed Morssi et Abd Al Fattah As-Sissi ont le même genre d'extrémisme et d'idées que ceux qui ont tués le président d'Egypte en 1981. Ils ont pour référence le livre de l'égaré Mohammed AbdEsSalam Faraj (collaborateur dans le meurtre du président) sorti en 1980. Une conception du jihad innové en rupture totale avec la voie salafie. Dire que l'extrémisme est sorti de la Salafiya est aussi faux que de dire que l'hérésie est sortie de l'Islam.

Deuxièmement, il y a eu une sédition chez les combattants en Afghanistan dès le début des années 80 avec pour cause la propagande kharijite (dite "djihadiste" par euphémisme) de l'égyptien Imam ibn Abd Al 'Aziz ("Sayyid Imam" dans ce livre), présent dans la région, et ayant fui les arrestations de 1981 en Egypte. Ceci mènera à la sortie de son grand livre takfiri "Al 'oumdah fi i'dad al 'oudah" en 1988, et au meurtre le plus lâche dans l'Histoire de l'Afghanistan; celui du noble combattant salafi Jamil Ar-Rahman, tué dans son bureau par un égyptien, fin Aout 1991. Mort ainsi, car de par sa bonne connaissance de l'Islam et sa popularité, il représentait la dernière force de dissuasion, le dernier rempart contre l'idéologie kharijite (dont l'organisation du groupe des "Frères Musulmans" ne sont jamais innocents). Encore de nos jours, les Afghans subissent les dommages de ce crime.

Dans un témoignage, on apprend aussi qu'en 1405 (fin 1983 ou 94) il y a dans ce pays un groupe de combattants (ou pseudos combattants) qui sont d'avis que le roi Fahd est un mécréant apostat, à cause des pêchés en Arabie Saoudite... Bien entendu, le lien est vite établi entre tout cela et il n'y a jamais eu depuis 1430 ans de tronc commun entre les sunnites salafis et les innovateurs khawarijs (même si ceux-là sont considérés comme musulmans par la majorité des savants de l'Islam).


Parmi les séditions qu'ils occultent il y a celle du khariji Jouhaymane Al 'Outaybi et son camarade Mohammed Al Qahttani (plus de 200 morts à La Mecque en Nov. et Décembre 1979). Il n'y a pas mention non plus du discours de Hassan Al-Banna et des fréristes sur l'obligation de restaurer le califat ou d'instaurer un Etat (comme il n'y en avait pas). Le lien est pourtant évident entre tout cela et l'apparition de l'organisation "Etat islamique".
Mais... Pierre et Romain voudraient faire croire que ce n'est qu'au moment de la venue des Américains en 1991 qu'il y a eu une "scission au coeur du salafisme"; une partie d'eux restant pour le jihad, et une autre contre, devant ainsi "quiétistes" (voir "pro USA" ou "apolitique") !

Plus étonnant encore, dans une audace mensongère jamais encore lu, ils comparent cette pseudo scission "à la relation tumultueuse entre catholicisme et protestantisme" !!
Ceci en toute ignorance de la parole du Messager d'Allah (Salla Allahou 'alayhi wa salam) : « Un groupe de ma Communauté ne cessera d'être dans la vérité et d'avoir le dessus jusqu’à que vienne l'ordre d'Allah (peu avant la fin du monde), celui qui s'opposera à lui ou l'abandonnera, ne lui causera aucun préjudice. » [Rapporté par les imams Al-Boukhari, Mouslim, Abou Dâoud et d'autres] Et de sa parole ; "Cette communauté se divisera en soixante-treize groupe, tous en Enfer, sauf un seul groupe." (Voir: http://terre-islam.forumprod.com/l-authenticite-du-hadith-sur-la-division-de-la-oumma-t6.html#p7)

Les vrais sunnis donc, ou vrais salafis, ne sont toujours qu'un seul groupe et les divergeances qu'il y a entre eux ne concernent jamais les fondements de l'Islam. En revanche, les divergeances entre les salafis et entre Abou AlA'la Al-Maududi, Sayyid Qutb, Moustapha Choukri, Oussamah Ben Laden, Ayman Ad-Dhawahiri et leurs suiveurs concernent les bases de l'Islam.

Difficile d'y voir clair dans la mascarade du duo (Pierre et Romain); cette surenchère sensationnaliste pour la gloire d'eux mêmes ! Ils essayent de faire croire (comme les gens de l'extrême droite) que les terroristes "djihadistes" sont sur la voie des deux imams salafis; Ibn Taymiya et Mohammed ibn AbdAlWahhab. Mais en réalité, ceux-ci ne prennent de ces deux imams que ce qui en apparence peut secourir leurs propres hérésies innovés. Ils ne s'inspirent jamais de ces deux imams de façon globale et détaillée. Dans leurs écrits il y a l'interdiction du suicide mais eux autorisent les attentats suicides. Dans leurs écrits il y a la sacralité du sang des musulmans mais eux excommunient les musulmans sans droit pour ensuite les tuer. 
De plus, dans les paroles de M. ibn Abd Al-Wahhab il y a une indication claire que l'appel à l'établissement d'un califat islamique est un genre d'absurdité. Ceci au vu des différentes allégeances valables dans les pays musulmans avec leurs diverses frontières reconnues. Cet avis est l'avis de l'imam Ahmad, Al-Qourtoubi, de A-Chawkani et d'autres, y compris l'imam Ibn Taymiya comme il a lui même expliqué. Il y a en fait consensus des musulmans sur ce sujet depuis l'an 132 de l'hégire.

Parmi les termes mensongers et vicieux qu'ils (Pierre et Romain) utilisent, il y a le mot "clergé" pour désigner les savants de l'Arabie Saoudite... Mais peut-on reprocher aux savants de s'entourer des autorités politiques alors que dans la Sounnah il y a l'ordre de les conseiller ?! Peut-on bien conseiller une personne sans avoir de liens amicaux avec elle ?! Ce genre de sobriquet n'est pas nouveau puisqu'il y a 2 ans Romain Caillet utilisait le terme "théocratie wahhabite" ! 
Le but est en fait le même que l'emploi du mot "clergé", car le terme "théocratie" vient de la tyrannie chrétienne dans laquelle les dogmes et les lois religieuses furent dictés par des hommes injustes et ignorants, tandis que le commun des gens peut constater qu'Allah (élevé soit-Il) a préservé l'Islam et les musulmans des fléaux chrétiens. Les autorités saoudiennes sont innocentes de l'obscurantisme chrétien et elles basent leur politique sur l'application du Livre d'Allah et de la Sounnah de son Messager -salla Allahou 'alayhi wa salam-, même si il y a parfois des exceptions à cette base...

Selon Romain, L'Etat saoudien pratiquerait un annulatif de l'Islam. "Les intérêts du royaume saoudien exige parfois de s'allier à des infidèles contre des musulmans." C'est par ces mots que Romain Caillet répètait mot pour mot la calomnie de Oussamah Ben Laden (comme dans sa cassette audio: "Préparez-vous au jihad"), sauf que c'est paru dans "Le Point Références" en Novembre 2015… Dans les faits il n'y a jamais eu de la part de l'Etat saoudien que alliance (pacte, accord et non pas soutien aux non musulmans) avec des kouffars pour les musulmans et non pas contre eux. Cela n'est en rien de un annulatif de l'Islam, au contraire de ce qu'ils disent.

Ce livre sorti il y a peu est donc une alliance insolente entre un homme (dit "islamologue", "historien") et un journaliste pour la banalisation et la promotion du terrorisme "djihadiste" au détriment des musulmans. Le résultat ? Des ambiguïtés et des raccourcis mensongers pour la destruction de l'Islam, un livre avec pour principe de base: "Le djihadisme est issu du salafisme" ! Extrait :

"Grand et très enthousiaste lorsqu’il s’exprime, Guihal ("Abou Oussamah") a le verbe haut, souvent un bon mot à la bouche, et la sentence facile. L’importance de son rôle au sein de l’État islamique a crû de manière exponentielle après son arrivée en Syrie en 2015. En une année à peine, il a gravi les échelons, jusqu’à s’imposer comme le principal prédicateur français de l’organisation. Avec lui, l’EI veut montrer qu’il produit ses propres idéologues, de toutes nationalités. Qu’il est devenu sa propre référence idéologique. Adrien Guihal, lui, multiplie les messages audio à destination des partisans de l’État islamique. Il vient de consacrer les dix dernières années de sa vie au jihad.

Né en 1983, Adrien Guihal grandit dans le quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne, et se convertit à l’islam en 2002. Salafiste quiétiste à tout juste dix-neuf ans, il fréquente une mosquée située à Noisy-le-Grand, tenue par Bachir Benhassen. D’origine tunisienne, cet imam dénonce régulièrement Oussama Ben Laden durant ses prêches. Son influence ne va toutefois pas empêcher le jeune disciple de basculer du côté jihadiste.
En 2006, Adrien Guihal s’expatrie au Caire. (...)
Mais malgré sa détermination, il ne trompe pas la vigilance des autorités, et va pour la première fois connaître la prison. Sa radicalité ne sort que renforcée de cette épreuve. Après sa sortie en juin 2012, il oriente ses activités de prédication vers les fondamentaux du dogme salafi jihadiste, ce qui traduit une nouvelle étape dans la radicalisation de ses idées. Guihal insiste notamment sur les enseignements du cheikh saoudien Ahmed al-Hazimi, dont les principaux ouvrages sont des commentaires des oeuvres de Muhammad ibn Abd al-Wahhab.
L’année suivante, Guihal se rapproche de l’association Ana Muslim (« Je suis musulman »), dont il devient très vite la référence religieuse . De sympathisant au courant, il s’est désormais mué en un idéologue..." Fin de citation !!

Pourquoi le livre n'a pas pour titre "Hommage aux superstars du djihadisme" ?  On peut craindre que cette admiration pour les semeurs de troubles risque de devenir contagieuse... Ou malheuresement elle l'est depuis longtemps. Celui qui croit qu'il y a un Etat islamique entre la Syrie et l'Iraq est comme celui qui court dans la rue pour tenter de capturer le vent, ou pire. A l'automne 2009, Romain Caillet faisait part de son admiration pour Ali Al-Halabi, 
l'égaré en Jordanie (en plein coeur d'une ignoble campagne contre la Da'wa Salafiya). Plus tard, il sera exclu du Liban pour refus de condamner clairement le terrorisme.

Le terme "Salafiste quiétiste" est une invention venant des Etats-unis et de la France datant d'il y a seulement 15 ou 16 ans. Mais en fait le quiétisme est un mouvement catholique espagnol qui n'a aucun lien avec l'Islam et les musulmans ! Au sujet de Ahmad ibn Omar Al Hazimi; dans la marge on lit "Les jihadistes se réfèrent essentiellement à lui..." ! Il n'est donc pas en prison pour des raisons "obscures" comme ils disent !! Beaucoup se plaignent de "l'islamophobie" tout en étant eux mêmes comme des TGV vers l'hypocrisie et la mécréance.

Le savant Mohammed ibn Hadi Al-Madkhaly a dit (au mois de Chawal 1438): 
"Si vous mettez devant vous l'Histoire depuis après l'époque des Compagnons du Prophète (salla Allahou 'alayhi wa salam); avez-vous vu un prédicateur ignorant ? Avez-vous vu quelqu'un d'influençant sur les gens dont le prêche continua avec succès alors qu'il est ignorant ? Non. Non il n'y a pas. 

Toute l'Histoire (et elle est répertoriée, écrite) témoigne que les prédicateurs sont les savants. Et je vise par cela ceux qui divisent entre la science et la prédication (les savants et les prédicateurs).
Nous, nous ne connaissons pas de prêcheur à Allah, en vrai et en réalité, dans la clairvoyance et dans la vérité, sauf les gens de science. Les savants sont donc les prédicateurs et celui qui veut faire la distinction, nous, nous connaissons son intention par cela et il est devenu démasqué. Son but est de mettre en avant les gens de l'ignorance et des passions pour qu'ils prennent le dessus et deviennent les références dans la prédication. Ils ont mis les savants de côté…"

Dans les paroles de Pierre et Romain, pas moins de cinq rebelles aux autorités musulmanes légitimes (actuellement en prison) sont qualifiés de "oulémas"; autrement dit savants de l'Islam reconnus !! On remarque aussi une grande ressemblance avec les propos de Xavier Raufer, le pseudo expert de l'ulra "droite".

Dans leur livre en commun, Pierre Puchot et Romain Caillet disent aussi ; "Épisode annexe dans l’histoire du jihad de France, l’entreprise terroriste menée par le gang de Roubaix va durablement marquer la mémoire de la mouvance jihadiste.
En quoi le racket, le sabotage, le braquage, la mafia et le banditisme fait partie du jihad islamique ?! Ils se moquent des gens.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » 
Non, les crimes des musulmans, leurs violences, leurs vols et leurs attentats en France depuis 30 ans ne sont pas du jihad. 

Personne n'a le droit de mentir ou de transmettre de la sympathie envers des terroristes pour gagner de l'argent, mais pourtant certains journalistes et "chercheurs" le font sans complexe... 

Le jihad a ses conditions et ses normes pour qu'il soit jugé authentique, islamique. Parmi cela; que les musulmans soient unis autour d'un dirigeant et non pas sous l'emprise de la division avec de faux dirigeants, vrais sectaires comme les responsables du GIA, "Al Qaida", "Da'ich" ou autres groupes du genre. Le terrorisme seul n'est jamais semblable au vrai jihad, et le but du vrai jihad n'est jamais de trahir ou falsifier l'Islam.

L'Histoire prouve qu'évoquer l'importance du jihad en occultant ses conditions obligatoires est souvent cause de préjudice et de troubles pour les musulmans. A notre époque la plus part des musulmans ont besoin de connaissances religieuses élémentaires pourquoi donc insister sur les mérites du jihad tout en occultant ce qui est plus important que le jihad armé lui-même ?

L'imam Ahmed ibnou Taymiya رحمه الله (mort en 728 H. soit en 1328 G.) a dit (comme dans Majmou' al fatawa de Ibn Al-Qassam 10/191) : 
« La réalité du djihâd est l'ijtihad (l'effort, le combat) dans l'obtention de ce que Allah aime parmi la foi et les œuvres vertueuses, et le rejet de ce que Allah déteste parmi la mécréance, la perversité et le pêché. »



Ch. Abou AbdAl-A'la Khalid ibn 'Othmane (savant d'Egypte) a dit: 
"Les Textes indiquent que les problèmes de prédication sont résolus par le biais des savants éducateurs, ceux qui portent l'héritage du Messager -salla Allahu 'alayhi wa salam-. Ceci, car les savants (ulémas) sont les représentants du groupe sauvé et victorieux, comme Al-Boukhari -rahimahouLlah- a mit en titre dans son recueil authentique: "Chapitre de la parole du Prophète -salla Allahu 'alayhi wa sallam-: Il ne cessera d'y avoir un groupe (ta-ifa) de ma communauté (oumma) apparent dans la vérité. Et ce sont les gens de science."..." Al Houdoud al fassilat p. 816. 
Ce qui concerne les affaires de prédication englobe aussi le jihad puisque celui-ci a été légiféré par Allah pour la prédication et non pas pour tuer des mécréants. En effet, comme a dit un savant de La Mecque, si le but du jihad serait de tuer, aucun mécréant ne serait alors épargné, protégé en Islam. Pourtant il y a le dhimmi, le moustaman et d'autres dont Allah et Son Messager -sallah Allahu 'alayhi wa sallam- ont rendus le sang sacré. 


Ces intrus "jihadistes" comprennent-ils quelque chose de notre religion ? Après les attentats en France, certains d'eux disaient: "Un mécréant n'est jamais innocent, car le koufr (la mécréance) est un crime." ! C'est des propos de ce genre que j'ai pu lire sur le net.

Les derniers attentats ne sont pas du jihad. Au contraire, ce sont des crimes clairement interdits en Islam. Mais imaginons qu'il y ait un vrai jihad légiféré sous une bannière connue et sans ambigüité; cette parole ci-dessus serait-elle vraie ou pas ?!
Le savant Mohammed ibn Isma-il As-San'ani (1182 H. / 1769 G.) a expliqué qu'il y a dans le Livre d'Allah pas moins de onze versets indiquant que la cause dans l'obligation de combattre les mécréants n'est pas seulement le koufr.
Allah le Très Haut a dit (selon le sens) : { Nulle contrainte pour la religion } [Al-Baqarah : 2, 256]. As-San'ani a dit: "Ceci est un Texte général selon lequel nous ne contraignons personne pour la religion. Si donc le mécréant devait être combattu jusqu'à ce qu'il se soumette (à Allah; se convertisse), ceci serait alors la plus immense des contraintes pour la religion. Et certes, le Prophète (salla Allahu 'alayhi wa sallam) et les croyants avec lui faisaient prisonnier les hommes et les femmes, parmi les idolâtres sans les contraindre à l'Islam. (...) Il n'a jamais contraint de femme à l'Islam, il a conquit La Mecque tandis que sa population est idolâtre sans jamais contraindre personne à l'Islam. Au contraire, il a accordé la sécurité à ceux qui ne l'ont pas combattu. (...) Quant aux chrétiens; il a envoyé des messagers qui appellent les gens à l'Islam de leur plein g et non par contrainte, des chrétiens et d'autres sont entrés dans l'Islam. C'est alors qu'ils ont tues certains qui se sont convertis parmi eux. Les chrétiens sont donc ceux qui ont injustement commencés le combat."
Ensuite il dit donc que le koufr n'est pas la seule cause de l'obligation du quital (combat), mais c'est un koufr avec une nuisance envers l'Islam et les musulmans.
Souleymane Ar-Rouhayli (hafidhahuLlah) a dit dans un cours dans l'Etat des émirats: "Les savants (fouqaha) ont divergés: La base dans la relation des musulmans avec les mécréants (kouffar): es la guerre (al-harb) ou la paix (al-silm) ? L'avis authentique c'est pour eux que la base est la paix et que le jihad est un fait passager avec ses causes."

Ce qu'ils nomment "Etat islamique en Iraq et au Levant" n'est pas un Etat mais un gang, et ce n'est pas islamique mais criminel. C'est une arme contre la communauté musulmane et une arme contre l'appel à Allah, Le Plus miséricordieux des miséricordieux.

Le Messager d'Allah - salla Allahou 'alayhi wa salam - a dit : « Prenez garde à ne pas exagérer dans la religion, car ce qui a perdu ceux d’avant vous est l’exagération dans la religion. » (Sahih An Nasâ’î, Sahih ibn Mâjah, 3029 et takhrîj as Sounnah de l'imam Ibn Abî Assim, 98)

L'imam Ahmed ibnou Taymiya رحمه الله (mort en 728 H. soit en 1328 G.) a dit au sujet du hadith ci-dessus dans son livre "Iqtidda siratt al moustqim" : 
« Cette parole est général pour l'ensemble des catégories d'exagérations dans les croyances et les œuvres. » 
L'Islam n'est donc pas radical, ni pour la radicalisation...

La transgression des pactes de paix ainsi que les crimes au nom du Jihad ou de l'Islam ne seront pas agréé par Allah, le Seigneur des hommes. Ceci, car le Messager d'Allah - salla Allahou 'alayhi wa salam - a clairement dit : « Celui qui pratique une pratique ne faisant pas partie de notre religion, sa pratique sera rejetée. » 

Et dans une autre version authentique : « Celui qui innove dans notre religion ce qui n'en fait pas partie sera rejeté. »

L'Islam est complet depuis 1430 ans, il est donc vain d'inventer ou de vouloir y introduire un culte qui n'en fait pas partie.

L'imam Mohammed Ibn Ibrahim All Al-Chaykh, mort en 1389 H. (1969 G.) avait une grande clairvoyance dans la religion d'Allah. 
Il a dit : "En soi, les Lois (religieuses) d’Allah et de son Messager (Salla Allahou 'alayhi wa sallam) ne changent nullement en fonction des différentes époques, de l’évolution des situations existantes ou du renouvellement des événements. 
Il n’y a pas une seule affaire dont le jugement ne peut être retrouvé dans le Livre d’Allah ou la Sounnah du Prophète (Salla Allahu ‘Aleyhi wa Sallam), que ce soit de manière textuelle et explicite, par voie de déduction, ou par un autre moyen. Certains en possèdent la science, d’autres l’ignorent."



Revenons au livre. Pierre et/ou Romain ont eu un entretien (exclusif!) avec  Omar Diaby, dit "Omsen". Selon moi, le "Om" est pour Omar, et "sen" pour Sénégal ou sénégalais puisqu'il est originaire de ce pays.

Cet individu je l'ai conseillé en 2010 via Dailymotion mais sans succès; il ne revient pas vers la Sounnah car Satan l'a trompé depuis longtemps par l'amour de l'innovation. Omar est un cas exemplaire qui montre à quel point les djihadistes n'ont rien à voir avec l'Islam. 
Il met en en avant le nombre 19 comme le font les mécréants ésotériques du bahaïsme (Al-Bâtiniyya Al-Bahâ'iyya, les adorateurs de BahahuLlah, un perse qui se faisait passé pour Allah). Il nomme sa série "19 HH" sans se référer explicitement à la sacralisation du nombre 19 chez les mécréants bahaïes, mais en laissant planer le mystère sur ce choix!
On sait aussi que dans la version la plus propagées des attentats du 11 septembre 2001 (dont Omar se dit "content"), les terroristes sont 19.

Omar reprend les paroles des égarés qui interprètent le Livre d'Allah avec leurs passions et falsifient le sens de l'élévation d'Allah -Ta'ala- au dessus de Son Trône. Que dira t-il devant Allah au Jour du Jugement ? L'origine de l'avis des jahmites sur le sujet n'a aucune base dans la langue arabe. Mais son imposture ne s'arrête pas ici. En effet, il attribue au Messager d'Allah (salla Allahou 'alayhi wa salam) des paroles qu'il n'a jamais dit, en prétendant que c'est "rapporté" par Ibn Hajar Al-Asqalani ! 

Il semble convaincu que les juifs vont détruire (ou veulent détruire) Al masjid Al-Aqsa (à Jérusalem), et pour soutenir cela il fera tout bêtement un montage avec une image du majsid écroulée sur elle-même ! Du jamais vu.
Après avoir subi des critiques pour la musique qu'il met dans les montages, il met des anachids (chants) mais cela est aussi interdit en Islam, n'en déplaise aux soufis et aux "djihadistes" ! Vont-ils se repentir de ces chants sataniques qui sont un pont vers la sorti de l'Islam ?
Dans ses montages, il ne s'est pas gêné pour utiliser les paroles de Khalid Yassine, un khariji américain qui faisait l'éloge des Talibans, Mohammed Achamlane le résidu khariji métamorphosé de "Forsane Al 'Izza" (le même qui disait à un vieux musulman dans la rue: "Vous avez votre religion et nous avons la nôtre."), ainsi que le khariji Mohammed Hassan (le même qui le 20 Aout 2003 autorisa les attentats suicides puis affirma que O. Ben Laden est un "héros") ! Qui se ressenble s'assemble. 
Par la suite, les montages de Omar "Omsen" sur la mort et la vie de Oussamah Ben Laden seront le bouquet final de son charlatanisme. 
Quelqu'un au Soudan a dit: "Les salafis ne se sont pas réjouis de la mort d'Oussama Ben Laden" ! En réponse de cela, le savant de Médine Ch. 'Obayd Al-Jabiri a dit: "Je ne pense pas qu'il ait un salafi ayant entendu sa mort sans qu'il ne se soit réjoui, car il est selon moi la tête des khawarij à notre époque..."

Omar dit avoir fait allégeance à Ayman Ad-Dhawahiri. En 1995, celui-ci a sorti un article dans une revue kharijite avec pour titre : "Le chemin pour Al Qouds (Jérusalem) passe par Le Caire" ! Sous entendu: Le combat contre les musulmans (qu'ils jugent apostats) passe avant le combat contre les sionistes...

A savoir que leur précurseur dans cette voie était un juif rebelle (du Yémen il est parti en Iraq, puis au Cham, puis en Egypte) attisant les gens contre le pieux serviteur d'Allah et imam martyr; 'Othmane ibn 'Affane. Vouloir sauvegarder la doctrine djihadiste est comme revivifier la vielle idée d'un hypocrite juif infiltré.

Pour que les musulmans s'unissent comme Allah leur demande, il faut une condamnation claire de cette doctrine kharijite takfiriste "djihadiste" sectaire.

En lisant l'entretien autobiographique, une question se pose; Omsen l'obscène cautionne t-il l'ignoble attentat suicide contre l'afghan Ahmed Chah Mass'oud ? 
Rendre licite le sang des musulmans sans droit est de la mécréance. Omar ne sait-il donc pas que c'est un sujet de 'aqida ?! La pauvre veuve Malika est une femme qui n'a pas trouvée d'homme lui montrant le droit chemin, elle a donc crue que la voie de son mari est celle de l'Islam authentique. 

A qui profite le crime ? Les savants sunnites ont dit: "L'excommunication (le takfir) sans droit est un crime (djarimah) qui ne ressemble à aucun crime." Et: "Juger par erreur que 1000 mécréants sont entrés dans l'Islam est moins grave que de juger par erreur qu'un seul musulman est sorti de l'Islam." 

Omar dit aussi : "Pendant cette incarcération, je priais la nuit et je jeûnais les journées..." Ce n'est pas imaginable qu'un musulman sincère envers Allah craignant l'hypocrisie et l'ostentation dirait de telles choses, sinon quel est l'intérêt ?
Il y a 3 ans Omar disait :
"Les gens de l'EIIL sont en fait des jeunes ignorants sans formation religieuse sérieuse, théorise-t-il. Et puis ce sont d'anciens voyous dont le comportement déviant ressort dès qu'on leur met des armes entre les mains" !! 

Des jeunes ignorants anciens voyous... exactement comme lui, et il n'y a en fait que le nom du groupe qui change, la kouniya du khariji 
ou son âge ! De par son âge, Omar voudrait se faire passé pour un pieux sage, cependant son insolence est toujours aussi juvénile. Il n'a absolument aucune argumentation islamique valable pour justifier la voie qu'il suit, alors il tente d'esquiver cela comme s'il n'était pas encore démasqué. 
L'authenticité d'un argument (un hadith ou un athar) n'engendre pas forcement l'authenticité d'une argumentation, mais pire que cela, et malheureusement, encore trop de gens dans ce monde ne savent pas distinguer entre ce qui est vraiment un argument et ce qui ne peut en être un, ainsi ils tombent dans les pièges des imposteurs... 

Après avoir dit qu'il n'y a plus de musulmans, leur grand diable et taghout Sayyid Qutb a dit : "L'affaire de la présence d'Islam et de la présence de musulmans est celle qui a aujourd'hui besoin d'être traitée." La question selon lui est de savoir s'il y a encore de l'Islam et des musulmans dans le monde; cette parole revient donc à renier les Textes.

Dans son premier livre dont il ne s'est toujours pas repenti, "Sayyid Imam" dit en introduction que l'ouvrage traite des sujets de "politique légiférée". En fait, dans le contenu il juge mécréant 95, ou 99% des musulmans.

Les musulmans doivent sortir de la passivité face au danger de cette propagande. J'ai moi-même lu un journaliste français se plaignant que les livres de Sayyid Qutb soient brulés sur la place public à Benghazi. Les éditions qui ont sorti en France les livres "Gestion de la barbarie" et "Soldats de lumière" ne sont pas musulmanes. 


En 2016, des jeunes d'une brigade dans centre de la Lybie ont demandé par téléphone à un savant salafi (Ch. Salih Al-Louhaydane de Riyad) si ils devaient combattre les khawarij de l'OEI alors qu'ils sont quasiment encerclés. Il a répondu affirmativement en citant la Parole d'Allah (selon sens) : Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. } [Sourate Al Baqarah (2), v. 216]. Bien souvent, ce verset concerne particulièrement les musulmans qui sont lâchement attaqués par ces malades prétendant appliquer la Loi d'Allah.
Mais certains citent le sens du noble verset comme si les jihadistes (jihad innové et non légiféré) sont ceux qui s'y attachent le mieux et l'appliquent comme il se doit !! Pourquoi inversent-ils les réalités ? Car ils ne peuvent plus s'attaquer à l'Islam par la "colonisation" ou "l'orientalisme" alors, ils veulent que les "jihadistes" poursuivent le maudit travail de l'intérieur. Mais l'Islam est une religion de paix, de loyauté, de sincérité, de miséricorde et de bonnes mœurs. Notre Seigneur Le Tout-Miséricordieux, nous a bien indiqué comment préserver une société musulmane et à Lui revient toutes les louanges. C'est pour cela que bien souvent c'est la chaleur du sabre frappant le cou de ces "jihadistes" qui met fin à la froideur de leur égarement.

Al Khomeiny est sorti de la France, Sayyid Qutb lui est sorti des Etats-Unis.
L'Histoire se répète. 
Il y a plus de dix ans Georges Bush disait: "Nous allons faire de l'Iraq le cimetière des terroristes." 
Hillary Clinton disait: "Nous allons conduire la région vers une anarchie créatrice." Un terrain générant la fureur des djihadistes pour mieux prétexter l'humiliation des musulmans et renforcer le chiisme (sans parler du sionisme et du bouddhisme). Ces mots peuvent paraître amers pour certains, mais taire la vérité est beaucoup plus amer. L'heure est grave et il faut revenir vers Allah. 

Pour les hypocrites aux aguets et les ennemis de l'Islam en tout genre, les djihadistes sont plus précieux que des pépites d'or ou que la prunelle des yeux. Certains y trouvent un gagne-pain et un espace de jeu, d'autres y voient un moyen pour glorifier Charles Martel ou Jeanne d'Arc, d'autres voudraient y voir un prétexte pour ne pas devenir musulman, voir pire, insulter l'Islam ou fomenter des lois injustes.
Chacun devra rendre compte de ses paroles et ses actes devant Allah, dans un Jour qui ne ressemble à aucun jour de ce bas monde. Les doubles visages, les connivences entre les ennemis de l'Islam et leurs efforts pour la protection des dogmes corrompus seront sources de grands remorts.


La conclusion du livre!

En conclusion du livre, Pierre et Romain disent, ni plus ni moins, que les djihadistes ne sont pas une "secte" ! Alors qu'es donc une secte ?! Silence.

Ils disent aussi : "Dans l’esprit des jihadistes, la violence des États contre les musulmans justifie leur propre violence, les crimes contre les musulmans justifient leurs propres crimes, au nom de la loi du talion."

Quelqu'un demanda : "Certaines personnes disent que les attentats à la bombe dans les pays des Kouffars sont des dommages collatéraux pour leurs massacres des musulmans en Palestine et ailleurs. Quel est donc le fondement à suivre dans cette question ?"

Réponse du savant salafi Zayd ibn Mohammed Al-Madkhaly (mort en 2014) : "Celui qui dit cela parle selon son opinion personnelle qui n’est pas supportée par la moindre trace de science Islamique. Car il existe entre les pays, des ententes et des traités que chaque État s’engage à respecter vis-à-vis de l’autre et la trahison est donc interdite. Ce genre d’attaque terroriste ne fait donc pas partie du Jihad légiféré par l’Islam, mais cela fait plutôt partie d’actes criminels prohibés par l’Islam, à cause de leurs conséquences nuisibles. Ce genre de transgression n’est pas correcte, même si c’est contre des non-musulmans et cela ne sera jamais correct. Il n’y a aucune preuve supportant cela. Plutôt, les États ont entre eux des traités, des ententes et des accords. Il n’est donc pas permis à qui que ce soit d’emprunter le chemin du chaos de manière à ce que se propage le chaos dans le monde et que les affaires se retournent et deviennent un mal pour les musulmans, les non-musulmans, les innocents et ceux dont l’Islam protège la vie.

Ces attaques à la bombe, ces assassinats, ces attentats suicides, ces improvisations diaboliques ne sont pas supportées par les preuves du Qor’an et de la Sounnah. Mais ceux qui commettent ces actes, ont plutôt erré dans leur compréhension. Ils porteront donc leur propre fardeau, ainsi que les fardeaux de ceux qu’ils ont égarés sans science, parmi ceux qu’ils ont embrigadés et qui leurs ont obéi et qui les ont suivis sans preuve. Ils les ont même convaincus qu’ils étaient en train de faire le Jihad dans le sentier d’Allah et ils ont menti sur cela. Car le vrai Jihad est uniquement celui qui respecte les conditions et dont les empêchements ont été éliminés." Fin de citation (traduction Souleymane Al-Hayiti, hafidhahouLlah wa nassarahou).


Constatez maintenant la contradiction avec la parole de Omar Omsen: "nous nous baserons sur les sources incontestées de l'Islam pour répondre aux nombreuses interrogations que se posent les croyants et les non-croyants au sujet des motivations mais aussi de la légitimité de l'attaque des frères Kouachi." Chose qu'il n'a jamais fait et qu'il ne pourra jamais faire.


Le type de transgression commit par ces deux pour "venger le Prophète" (salla Allahu 'alayhi wa sallam) est le même que celui qui a tué des juifs deux jours plus tard pour la fin du sionisme. Et Allah a dit (selon le sens): { O vous qui avez cru, remplissez fidèlement vos engagements. } [Al Maidah (5), v. 1]


Puis, Pierre et Romain prétendent que les centres de déradicalisation sont un fiasco, ce qui est vrai pour la France, mais ils prétendent que c'est aussi le cas avec le centre d'Arabie Saoudite; ce qui est mensonge

Dans ce pays islamque les terroristes (ou potentiels terroristes) sont dans des cellules accueillantes. Ils sont orientés par des savants salafis (comme Souleymane Ar-Rouhayli ou d'autres proches du niveau des savants comme Ali ibn Yahya Al-Hadady) pour les guider vers le repentir, leur faire comprendre (parmi d'autres choses) ce qu'est vraiment le djihad, les relations avec les autres en Islam et la politique juste. Les témoignages, depuis l'ouverture en 2006, prouvent la réussite de cette méthode. Le succès de ce centre (Markez Al-mounassaha) est maintenant reconnu aux Etats-Unis et à Londres. Pourquoi P. et R. cachent-ils cela si ils veulent le bien pour les gens et que le juste milieu au sujet du jihad soit connu ?

A voir aussi ; http://terre-islam.forumprod.com/clarification-sur-les-khawarijs-traductions-t34.html#p40
Sur les groupes et le jihad : http://textup.fr/185895rF

Ecrit par AbdEsSalam Abou Yahya Al-franssy